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Réaliser
et commenter sans lésiner sur la communication ! Stand de la Société Géologique
de France, Fête de la Science2002, site du
Ministère de la Recherche.
© P.Dick
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Avoir réalisé et commenté cette
expérience quelques dizaines de fois devant
un public hétérogène pour
la Fête de la Science, nous permet de suggérer
quelques idées à mettre en valeur
dans un cadre pédagogique qui dépasse
le prismes d’accrétion et qui peut être
ouvert par cette expérience :
Après avoir sondé les idées
préconçues sur « la formation
des montagnes » des spectateurs, nous avons
expliqué l’intérêt
de faire des modèles réduits, pour
voir se faire les mouvements figés ou
de toute façon si lents de la Terre.
Nous précisons que l’expérience
du chercheur respecte, elle, soigneusement les
facteurs d’échelles et que nous nous
sommes autorisés à passer outre pour
des raisons de commodités et parce que nous
obtenons cependant des résultats intéressants.
Explication capitale, à ne pas manquer :
le fond de la boîte est tapissé par
une bande de toile émeri qui représente
la croûte océanique, qui est mobile
comme un tapis
roulant, qui sera entraîné par
la manivelle…
La cale de bois figure le continent sous lequel
la plaque subduit. Quel continent ? Au choix l’Afrique
vers laquelle l’Europe convergeait au Cénozoïque,
l’Amérique du Sud vers laquelle converge
la plaque Cocos…
La boîte évoque un océan… alors
commencent quelques dizaines de millions d’années
de sédimentation …
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Tout ce que peuvent raconter
des sédiments
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Sédimentation
Dix minutes pour des millions d’années ! et dix minutes pour retenir le public, c’est
le temps d’évoquer la France au Mésozoïque,
la Téthys et ses sédiments marins variés,
occasion aussi de faire des raccourcis sur l’évolution
des faunes marines ! et pourquoi pas d’évoquer,
repère obligé, la période qui
vit disparaître les dinosaures sur les continents…
Un peu moins de 3 cm de sables alternés (grossier
neutre, très fin, grossier neutre, grossier
coloré) sont déposés.
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Déformations à vue d’oeil

Évocation d’un
graben
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Tectonique
Il est temps de tourner la manivelle… mettant en marche la subduction
de la plaque océanique.
Très vite le sable se déforme près de la butée,
mais il se passe quelque chose à l’autre extrémité…une extension bien
sûr !
L’ouverture se fait au niveau de la limite
de la toile émeri, discontinuité de vitesse
dont l’importance est soulignée par le
chercheur qui réalise des expériences
d’extension.
Occasion de rapprocher les deux phénomènes
complémentaires, d’évoquer ce qui
se passe aux dorsales, de prévoir l’élargissement
de cet « océan » naissant et de prier
les spectateurs de se concentrer sur la convergence puisqu’il
nous est impossible de simuler ici l’expansion
océanique avec création de croûte.
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Plusieurs résultats

Expérience réalisée
avec une plaque océanique 
Retour à la réalité,
le terrain
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À la différence des expériences
menées avec le sable de Fontainebleau aux grains
de nature homogènes, arrondis, bien calibrés,
le sable employé ici est très hétérogène,
il ne répond absolument pas aux critères
d’analogie du chercheur.
Les accidents obtenus sont moins cassants, on obtient
plus facilement des plis que des failles bien nettes
comme dans l’expérience du chercheur.
Cependant, l’édification du prisme que
l’on observe est pédagogiquement satisfaisante
car elle autorise un grand nombre d’observations.
Les premières déformations ont des inclinaisons
assez parallèles au plan de subduction, puis
très vite en continuant le raccourcissement,
vous observez un basculement des failles proches de
la butée, vers cette même butée
c’est un rétrochevauchement.
Vous verrez d’abord des plis, qui se couchent,
les flans inverses s’étirent, ce qui provoque
des bourrages dans les charnières. Cette structure
peut évoluer jusqu’à la naissance
de vraies failles inverses ou chevauchements. Les déplacements
le long des chevauchements peuvent atteindre des centaines
de kilomètres dans la nature.
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Structure de l'Himalaya
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Dans notre commentaire, nous extrapolions au-delà du
prisme d’accrétion sédimentaire
visiblement formé. La tectonique en convergence
se poursuivant, l’affrontement des continents
pourrait se produire. De grands accidents, ayant la
même géométrie que ceux du prisme
se formeraient alors dans les continents et même
dans le manteau supérieur (prisme crustal et
lithosphérique) : une chaîne de montagnes
naîtrait.
Nous faisions remarquer que les déformations se
développent successivement de la butée
vers l’extérieur de la chaîne. C’est
la raison pour laquelle, en règle générale,
les chevauchements sont plus jeunes vers l’extérieur
de la chaîne (vers l’Ouest dans le cas des
Alpes, il s’agit du Jura)
Une chaîne de montagne n’est pas un principalement
soulèvement vertical (faire référence
aux idées des Anciens) mais un empilement de grandes écailles
qui se glissent les unes sous les autres en raison de
mouvements horizontaux. Voir le module Alpes.
Nous vous souhaitons de belles expériences.
Des documents complémentaires sont disponibles
sur certains sites web des laboratoires de recherche
dont une sélection est faite par Géomanips.
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