Appareil expérimental
de A. Favre
Exemple d'expérience menée par
A. Favre
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En 1878, le suisse Alphonse Favre fait une expérience
un peu différente de celles de James
Hall
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Les couches d'argile de Hall
reposaient "sur un corps qui ne se comprimait
point tandis que j'ai placé la couche d'argile
[...] sur une plaque de caoutchouc fortement étirée."
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L'adhérence est renforcée par quelques clous. Quand le
caoutchouc se contracte, il "agit d'une manière égale
sur tous les points de la partie inférieure de l'argile et plus
ou moins sur toute la masse [...]"
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Hall comprimait par un poids
la surface supérieure [...] ce qui empêchait
toute déformation de s'y produire, tandis
qu'en laissant cette surface libre j'y ai vu apparaître
des formes qui sont semblables à celles qu'on
peut observer dans [...] les montagnes. Mais l'érosion
n'est pas intervenue, ce qui explique des différences
de formes avec la nature. J'ai cherché à représenter
(si l'on ose se servir de ce mot lorsqu'on imite
sur une échelle aussi petite les grands phénomènes
de la nature) ce qui devrait arriver lorsque la compression
terrestre s'exercerait sur des couches horizontales
encore humides [...]"
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"… résultat
d'une des expériences les plus complexes où il
a placé deux demi-cylindres en bois sur le
caoutchouc pour représenter deux montagnes
déjà solidifiées au fond d'une
mer [...]"
"… longueur de la bande d'argile, 60 cm comprimée à 40 cm,
formée d'une couche d'argile grise de 4 cm, recouverte d'une couche
de terre rouge plus solide, de 5 mm d'épaisseur [...]. Des sections
analogues à celle-ci, présentant des intervertissements dans l'ordre
des couches, sont connues des géologues."
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