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En 1884, Hans Schardt l'assure fortement, la contraction du globe "n'est plus une hypothèse, ni une théorie, mais un fait indiscutable" (attention! cette idée est rejetée avec la même vigueur depuis le milieu du XXe siècle, Ndlr)

Dans ce cadre intellectuel, ce géologue suisse étudie le refoulement latéral des roches.

Son appareil est une plaque de caoutchouc dont une extrémité est boulonnée sur une planche et l'autre fixée à une pièce mobile. Sur le caoutchouc il dispose des argiles à diverses consistances, car, écrit-il, "l'écorce terrestre n'est pas une couche homogène, mais un complexe de couches de différentes natures."

Géologue de terrain, connaissant parfaitement les Alpes, il utilise de l'argile plastique pour le Jurassique inférieur, de l'argile dure pour les calcaires du Jurassique supérieur et une autre argile souple pour les flyschs du Tertiaire. Il est au début gêné par la désolidarisation des couches qui ne se produit pas dans la nature et y voit l'absence de pesanteur. Il n'utilise pas de poids mais pétrit des argiles pour souder les différents niveaux entre eux.



Coupe du Pays-d'Enhaut vaudois dans l'ouest des Alpes suisses

C'est un véritable géologue de terrain qui fait sans cesse référence à ses observations. Il fait une remarque importante : plissements et érosion se produisent en même temps, ce qui n'est pas le cas dans son expérience (mais certaines modélisations modernes le réalisent). Il constate également la disparité entre les quelques minutes de l'expérience et les "quelques centaines de siècles qu'il a fallu pour la formation des Alpes". L'idée est importante mais le temps un peu court ! Schardt l'estimera par la suite à des dizaines de milliers d'années, au lieu de la durée avancée maintenant qui est de l'ordre de dizaines de… millions d'années !

 



Résultats expérimentaux de H. Schardt

Ses expériences et ses observations de terrain sont toujours très intimement liées.

Il observe un contraste entre les plis du Mont Cray et ceux de la chaîne de Gummfluh et fait l'hypothèse que la chaîne émergeait pendant que des dépôts se poursuivaient. Il effectue donc un premier bombement expérimental, puis superpose une nouvelle couche d'argile molle, il comprime de nouveau et est satisfait du résultat qui confirme son hypothèse.

 




 





CNRS-Géomanips