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Henry Cadell est
un géologue et géographe écossais.
Il était membre de la même société savante,
la Royal Scottish Geographical Society, que James
Hall, le "père de la géologie
expérimentale". Il en fut président.
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En 1888, Cadell observe que des roches d'Écosse
semblent s'être comportées comme des blocs
rigides qui, au lieu de se plisser sous l'effet de
la pression, auraient glissé comme "un
jeu de cartes sur une table". Il veut expérimenter
en ce sens à la différence de ses prédécesseurs
qui s'intéressaient aux plis.
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Henry M. Cadell en cours d'expérimentation
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| Il utilise donc des matériaux qui peuvent
se briser et non uniquement se plisser comme des corps
plastiques.
Il dispose du plâtre sec entre des couches de sable
humide, ou mélange le plâtre à ce sable.
Une hydratation partielle se produisant en quelques minutes,
il obtient un matériau cassant. Il alterne avec
des couches d'argile ou de résidus de fonderie.
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Détail d'une expérience
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H. Cadell a tiré des conclusions géologiques
de ses nombreuses expériences en laboratoire :
la propagation de la déformation à partir
du point auquel est appliquée la pression horizontale
n'est pas importante et le pendage des chevauchements
s'incline vers ce même point. Il constate aussi
que des séries de chevauchements mineurs empilent
les strates, que les chevauchements ne naissent pas nécessairement
de plis renversés mais aussi directement par pression
horizontale, que ces plans de chevauchement n'atteignent
jamais la surface mais passent à un anticlinal,
etc.
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Dessin d'une expérience
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H. Cadell semble notamment être l’inventeur
du concept et du terme de "prisme" toujours
utilisé par les géologues. Il propose ce
terme pour nommer une superposition d’écailles
tectoniques de faible épaisseur s’empilant
les unes sur les autres, jusqu’à former
une structure prismatique.
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De telles structures avaient déjà été observées
dans l’avant-pays des monts Grampians, au nord
de l’Angleterre, où l’épaisseur
exceptionnelle des couches de grès et de schistes
d’âge silurien s’expliquait uniquement
par l’accumulation tectonique d’écailles
peu épaisses.
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