Lavoisier, le parcours d'un scientifique révolutionnaire
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Lavoisier, les années de formation
Antoine-Laurent de Lavoisier naît le 26 août 1743 à Paris dans une famille aisée et cultivée. Son père est alors procureur au Parlement de Paris. Sa mère décède trois ans après sa naissance.
Lavoisier entre en 1754 au collège des Quatre-Nations. C’est le seul collège parisien à enseigner, à côté de l’histoire et de la littérature, les mathématiques et les sciences. Il y apprend la rigueur du raisonnement et le goût de la précision, en particulier avec son professeur de sciences, l’abbé de La Caille.
En 1761 il quitte le collège et, sur les conseils de son père, commence des études de droit. Il continue cependant, en parallèle, à étudier les sciences et en particulier la météorologie, discipline qui le passionnera toute sa vie. Il s’initie à la botanique avec Bernard de Jussieu au Jardin du Roi, acquiert quelques bases d’anatomie à l’Ecole de médecine et suit les expériences sur l’électricité menées par l’abbé Nollet.
Lavoisier découvre ensuite la géologie avec Jean-Etienne Guettard, un ami de son père. C’est le début de sa collection minéralogique et de son intérêt pour les théories sur la formation de la Terre. Il suit également les cours de chimie de Guillaume-François Rouelle, adepte de la méthode expérimentale.
En 1764, licencié en droit, il est reçu avocat au Parlement de Paris. Mais il reste scientifique dans l’âme et se présente à l’Académie royale des sciences. Soutenu par Bernard de Jussieu, Macquer, Maraldi et Duhamel du Monceau, il y sera nommé adjoint-chimiste en 1768. La même année il entre comme actionnaire à la Ferme générale.
En 1771 il épouse Marie-Anne Pierrette Paulze, fille de son directeur à la Ferme générale. C’est le début d’une longue collaboration scientifique. Tout est en place pour que Lavoisier mette ses nombreux talents et sa force de travail au service des diverses fonctions qu’il va exercer : scientifique, bien sûr, mais aussi serviteur de l’état, économiste, financier, juriste, agronome, hygiéniste, réformateur des poids et mesures et de l’instruction publique.