images    Molécule de formaldéhyde 



 



Nanotechnologies et vie quotidienne

Vers des systèmes de dépollution de l’air intérieur

Les capteurs chimiques sont aussi destinés à avoir des applications pour la mesure de la qualité de l’air intérieur dans les lieux publics. Un capteur de formaldéhyde a par exemple déjà été mis au point. Ce composé organique volatil (COV) est omniprésent dans l’environnement au travers de produits ménagers, de meubles, de produits de bricolage, de livres… Classé cancérogène par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer), il est prévisible que des décrets rendent prochainement obligatoires les mesures de ce polluant, au moins dans les lieux publics. Le transfert technologique qui s’ensuivra avec les industriels devrait permettre de réduire le coût du capteur (actuellement de l’ordre de 40 000 euros).

Ces capteurs pourraient aussi être beaucoup plus esthétiques. Comme le rappelle Thu-Hoa Tran-Thi "le procédé de fabrication (procédé sol-gel) permet d’obtenir des matrices de toute forme puisque le polymère prend la forme du récipient dans lequel on le fabrique".

À terme, l’autre avantage évident de ce type de capteurs est la dépollution. On pourrait imaginer de petites sphères dépolluantes à accrocher dans sa voiture ou un peu partout dans sa maison. Marron au départ, elles pourraient devenir, au fur et à mesure de l'augmentation de la quantité de polluant piégé, vert-jaune phosphorescent, et même de plus en plus phosphorescentes, ce qui en ferait aussi de jolis objets de décoration !