Des biomatériaux couplés à
de la thérapie génique ?
Couplés à la thérapie génique, les biomatériaux
pourraient offrir d’autant plus de possibilités thérapeutiques.
On peut en effet leur incorporer des gènes capables, après
transfert, de faire produire par les cellules des protéines localement
.
"Les polymères qui servent à la fabrication des
biomatériaux peuvent être cationiques et présentent
donc des affinités avec l’ADN, anionique", explique
Didier Letourneur du laboratoire Bio-ingénierie de Polymères
Cardiovasculaires (LBPC). "Il est donc tout à fait possible
de leur incorporer des gènes d’intérêt thérapeutique".
Même si cette idée n’est encore qu’à
l’état de concept, elle fait l’objet de nombreuses
réflexions au sein de son laboratoire.
Au niveau vasculaire, on dispose déjà de stents, sorte
de petit ressort que l’on place dans un vaisseau et que l’on
déploie en le gonflant au moyen d’un ballonnet, dotés
de propriétés thérapeutiques en plus de leurs propriétés
mécaniques. "Doter les biomatériaux de gènes
s’exprimant in situ serait probablement une alternative efficace
à un traitement systémique par thérapie génique,
qu’on ne sait pas actuellement cibler" poursuit Didier
Letourneur. Il deviendrait possible de délivrer localement des
gènes ayant une action anti-thrombotiques ou anti-inflammatoire,
voire même tout simplement d’optimiser la régénération
de l’organisme (facteurs de croissance, etc…).
Des capteurs ultra-sensibles pour surveiller
le corps humain…
Techniques de miniaturisation et nanotechnologie aidant, la médecine
se dotera prochainement de "mesureurs de pression", capables
par exemple de mesurer la pression pulmonaire et ainsi d’adapter
le rythme de l’aide respiratoire au rythme du patient ou de mesurer
la pression oculaire, indicatrice d’un éventuel glaucome
ou bien encore de suivre l’activité des neurones, impliqués
dans les maladies neuro-dégénératives. De même,
on peut concevoir un appareil miniature implanté à demeure
capable de mesurer le taux de sucre dans le sang et d’injecter
si besoin une dose correctrice d’insuline.
Déjà, des systèmes capables de se fixer spécifiquement
sur les vaisseaux d’une tumeur ont
été conçus, permettant, outre de délivrer
in situ une petite molécule thérapeutique, d’activer
directement des mécanismes de destruction.
source : Jean-Louis Pautrat "Demain
le nanomonde – Voyage au cœur du minuscule", Ed. Fayard,
coll. Le temps des sciences
… et des puces RFID pour sécuriser
l’information médicale
Indirectement, la technologie RFID qui consiste à intégrer
dans des puces électroniques des systèmes d'identification
par radiofréquence (RFID) devrait être de plus en plus
utilisée en milieu médical. Les puces RFID implantées
directement sur le patient permettent de connaître rapidement
son dossier médical, indépendamment de son état
de santé. A moins qu’elles ne soient accolées aux
instruments ou aux compresses utilisées en chirurgie. Une fois
l'opération achevée, le passage de la zone concernée
du patient sous un lecteur RFID permet de s'assurer qu'aucune compresse
ou instrument n'a été oublié dans les organes du
patient, un tel oubli pouvant entraîner des conséquences
dramatiques.
source : http://www.tregouet.org/edito.php3?id_article=442
- sénateur René Trégouët/Groupe de prospective
du Sénat