zoom Nanovecteurs de deuxième génération

Les nanovecteurs de deuxième génération, ici des liposomes sur lesquels on a greffé des polymères hydrophiles, sont injectés au patient par voie intraveineuse. Ces liposomes sont appelés liposomes pégylés, du nom du polymère qui leur a été greffé : le polyéthylène glycol ou PEG.

Les liposomes, 70 fois plus petits que les globules rouges, entrent alors dans le torrent circulatoire.

Dans la circulation sanguine, les liposomes pégylés rencontrent des opsonines. La présence de PEG à la surface des liposomes va empêcher l’adsorption des opsonines. C’est pourquoi les liposomes pégylés sont aussi appelés liposomes furtifs, l’organisme ne les reconnaissant pas comme étant des corps étrangers.

Au niveau du foie, la reconnaissance par les récepteurs des cellules de Küpffer ne va pas se faire. Les liposomes pégylés ne sont donc pas captés par ces macrophages hépatiques et ils continuent leur chemin dans la circulation sanguine.

En arrivant à proximité d’un tissu malade, porteur d’une infection, d’une inflammation ou d’une tumeur, les liposomes pégylés rencontrent un épithélium vasculaire discontinu. Ils vont alors pouvoir diffuser passivement au travers de l’épithélium vasculaire et atteindre le tissu malade.