Energie nucléaire

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Exploitation et devenir des mines d’uranium

L’uranium, dont la teneur moyenne est de 3 parties par million (ppm) dans la croûte supérieure, est extrait principalement de mines à ciel ouvert, de mines souterraines et de plus en plus par lixiviation in-situ (appelée maintenant ISR In-Situ Recovery). Un gisement est considéré comme exploitable en fonction de nombreux paramètres : tonnages, teneurs, géométrie, profondeur, localisation géographique, contextes environnementaux, économiques et politiques. Les gisements ont des teneurs variables depuis quelques centaines de ppm jusqu’à 195 kg d’U/t pour le gisement d’uranium de McArthur (Saskatchewan, Canada). Les mines les plus productives actuellement se situent au Canada, au Kazakhstan, en Australie, en Namibie, en Russie et au Niger. En 2010, ces six pays ont fourni 54% de la production mondiale d’uranium. L'isotope fissile 235, présent seulement à raison de 0,7% dans l'uranium naturel en fait donc une ressource rare et précieuse.
En France, entre 1945 et 2001, l’uranium était extrait de 210 sites miniers répartis sur 25 départements situés majoritairement en région Centre. Environ 52 millions de tonnes de minerai d’uranium ont ainsi été traités pendant cette période, pour une production de 76 000 tonnes d’uranium.
Le minerai extrait contenant très peu d ‘uranium et/ou les mines se situant dans des endroits très éloignés de sites industriels, son transport serait économiquement non rentable. Le minerai est donc transformé et concentré sur place. Il est concassé en poudre fine puis traité chimiquement afin de dégager l’uranium par dissolution dans le cas de l’extraction minière. Dans le cas de la lixiviation in-situ, une solution acide est directement injectée dans le sous-sol dans un puits de forage et cette solution est récupérée dans un autre puits.
Une mine d’uranium produit de nombreux déchets : des rejets atmosphériques, en particulier le gaz radon très toxique issu du minerai lui-même ; des rejets liquides ; des déchets solides comme les boues ; des stériles, roches qui ne contiennent que très peu d’uranium et ne sont donc pas traitées mais stockées à l’extérieur de la mine ; et, enfin, des minerais pauvres en uranium, qui sont eux aussi stockés. Ces différents déchets peuvent entraîner une contamination de l’environnement et constituent un risque potentiel pour les populations. Il est donc nécessaire de maîtriser toute la chaine d’extraction du minerai d’uranium ainsi que le devenir des mines une fois leur exploitation achevée. En France des laboratoires du CNRS, associés au réseau Becquerel, mènent régulièrement des analyses de radioactivité des sols et des eaux afin d’étudier les risques de contamination des eaux souterraines ou les problèmes liés au stockage des stériles miniers. Des études sur la gestion des risques longue durée sont menées en collaboration avec des équipes de sciences humaines et sociales. Le dialogue avec la société se fait au travers des Commissions Locales d’Information (CLI) auxquelles participent également d’autres organismes, comme l’IRSN ou la CRIIRAD, qui effectuent leurs propres analyses.

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