Energie nucléaire

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Gestion des déchets

Les différentes utilisations de la radioactivité - industrie électronucléaire, usage militaire, médecine nucléaire, laboratoires de recherche - génèrent des déchets qui doivent être gérés de façon sûre.
Les déchets sont définis par la durée de leur activité radioactive et par leur niveau de radioactivité qui conditionne leur dangerosité. On a ainsi défini 4 types de déchets :
- les déchets de haute activité à vie longue (HAVL) et les déchets de moyenne activité à vie longue (MAVL) : ce sont principalement les déchets issus du cœur du réacteur, hautement radioactifs et dont la radioactivité reste notable pendant des centaines de milliers, voire des millions d'années. Ces déchets ne restent pas "hautement radioactifs" à l’échelle géologique, ils se transforment progressivement en "déchets à faible activité vie longue" (FAVL). Le stockage définitif est aujourd’hui la solution privilégiée en France, et les décisions successives doivent être examinées par le parlement dans les années à venir.
- les déchets de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC) : ce sont principalement les déchets technologiques (gants, combinaisons, outils, etc.) qui ont été contaminés pendant leur utilisation en centrale nucléaire ou pendant le cycle du combustible nucléaire. Leur nocivité ne dépasse pas 300 ans. - les déchets de très faible activité (TFA) : ce sont principalement des matériaux contaminés, tels ferraille, gravats, béton, provenant du démantèlement de sites nucléaires. Ils sont peu radioactifs, mais les volumes attendus sont plus importants que ceux des autres catégories. Leur gestion est aujourd’hui opérationnelle, notamment dans les centres de stockage de l’ANDRA.
Pour des raisons de sécurité et de coût, il faut adapter la solution du stockage à la nature des déchets. L’activité et la durée de vie des déchets à vie courte de très faible activité et de faible et moyenne activité ne nécessitent pas qu’ils soient stockés dans les couches géologiques profondes. De même pour les déchets de faible activité à vie longue qui peuvent être stockés à des profondeurs intermédiaires, entre 15 et 200 mètres sous terre. Le stockage en couche géologique profonde, choisi par plusieurs pays, dont la France, est réservée aux déchets de haute et moyenne activité, à vie longue. Ces déchets représentent environ 3,8% en volume des déchets radioactifs.
En France l’ANDRA étudie et valide ce stockage géologique profond dans le laboratoire souterrain de Bure dans la Meuse. Si les tests sont concluants, et si le gouvernement donne son accord, un centre de stockage profond sera ensuite construit à proximité, c'est-à-dire dans une couche géologique similaire à celle qui a permis ces études. Les centres de stockage sont implantés en régions non sismiques, dans des couches géologiques où les écoulements d’eau souterrains sont très faibles (roches argileuses ou granitiques par exemple).
Le concept de stockage géologique en couche profonde est présenté comme étant un mode de gestion ne contraignant pas les générations futures sur la base des déchets actuellement produits.
À plus long terme, le stockage géologique se veut aussi, selon ses promoteurs, une réponse à une éventuelle dégradation de la société : le stockage est destiné à être sûr, même en cas d'oubli du site et d'arrêt de sa surveillance. C'est un concept passif dont la sûreté ne dépend pas de l'action des générations futures.
Pour ses opposants, l'exemple de la mine d'Asse, ancienne mine de sel en Basse-Saxe qui a été sujette à des infiltrations entraînant une contamination nucléaire du milieu environnant, prouve que le stockage des déchets par enfouissement est une fausse solution. On peut également penser qu’une société capable de gérer des réacteurs nucléaires en fonctionnement, et les risques associés, pourrait proposer une solution plus réversible de la gestion des déchets. Cela permettrait potentiellement de bénéficier d’avancées technologiques futures, d’autant plus que les déchets les plus radioactifs ne pourront être stockés dans un site géologique qu’après une période d’entreposage en surface d’environ 70 ans, afin que leur puissance résiduelle soit suffisamment réduite et ne conduise pas à des températures de colis enfouis trop élevées.

CNRS    sagascience