Energie nucléaire
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Réacteurs rapides
Un réacteur nucléaire capable d’engendrer son propre carburant : délire de spécialistes ? Non, principe du surgénérateur, encore appelé réacteur à neutrons rapides. Précisément, un cœur de plutonium pour la production d’énergie, mais dont une partie des neutrons émis lors des réactions de fission est utilisée pour bombarder l’uranium 238 (l’isotope le plus abondant de l’uranium) présent dans le combustible. Conséquence : une transmutation de cet élément en uranium 239, puis en neptunium et enfin en plutonium !
Plusieurs concepts de surgénérateurs ont été retenus par le Forum international génération IV. Mais le plus avancé est incontestablement celui du réacteur rapide refroidi au sodium, où ce dernier est utilisé comme fluide caloporteur, c’est-à-dire pour transférer la chaleur hors du réacteur. Un principe qui avait été retenu pour les deux surgénérateurs du CEA et d’EDF, Phénix et Superphénix, arrêtés respectivement en 2009 et 1998. De même que pour Astrid, un surgénérateur expérimental qui pourrait entrer en service en 2020.
Les réacteurs rapides au sodium sont-ils pour autant l’avenir du nucléaire ? D’aucuns pointent du doigt leur incroyable complexité, notamment liée à la manipulation du sodium, un liquide inflammable au contact de l’eau et de l’air ! Ainsi, il n’est pas évident qu’ils soient jamais plus sûrs qu’un EPR. Ils pourraient néanmoins devenir rentables en cas de raréfaction de l’uranium ou d’une envolée de son prix. D’où l’intérêt de nombreux pays pour cette technologie. A moins que ne se développent les réacteurs rapides refroidis au gaz ou au plomb, mais dont la technologie est bien moins avancée que celle du sodium.