Energie nucléaire

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GUINEVERE : vers la transmutation des déchets

Parmi les déchets de l’industrie nucléaire, les plus problématiques sont les actinides mineurs. D’une part ils contribuent fortement au dégagement thermique du combustible irradié, d’autre part, certains d’entre eux ont une activité pendant des milliers d’années. Pour les traiter, il est par exemple envisagé de les transmuter, c’est-à-dire de les transformer en des éléments moins radioactifs et/ou radioactifs moins longtemps. Pour ce faire, une solution pourrait être la mise au point d’un réacteur nucléaire spécialement conçu pour "incinérer" les actinides.
Sur cette voie, les chercheurs du Centre d’étude de l’énergie nucléaire de Belgique, en collaboration avec le CNRS et le CEA, ont mis au point le réacteur GUINEVERE. Sa particularité : il est piloté par un accélérateur de particules ! Plus précisément, le cœur de GUINEVERE, dit sous-critique, est incapable d’entretenir lui-même une réaction nucléaire en chaîne. Ainsi, c’est un accélérateur qui lui apporte de l’extérieur le surplus de neutrons nécessaires à l’entretien de la réaction.
GUINEVERE n’est qu’une maquette de recherche à la puissance quasi nulle. Elle permet la mise au point de procédures destinées à surveiller et contrôler le fonctionnement de futurs réacteurs (pilotés par accélérateur), tel MYRRHA, un modèle de puissance intermédiaire qui pourrait être opérationnel en 2023. Certes, la loi de 2006 relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs n’envisage pas de recours à la transmutation avant 2040, si ce choix est retenu. Mais les avancées obtenues grâce à GUINEVERE et MYRRHA auront permis de faire la démonstration de la faisabilité du concept.

CNRS    sagascience