Henri Poincaré
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Poincaré, les années de formation
Jules Henri Poincaré naît le 29 avril 1854 à Nancy dans une famille bourgeoise. Il est le fils d’Eugénie Launois et de Léon Poincaré, professeur à la faculté de médecine de Nancy. Son cousin germain, Raymond Poincaré, sera ministre à plusieurs reprises puis président de la république de 1913 à 1920. Un autre de ses cousins, Lucien Poincaré, sera quant à lui inspecteur général de l’Instruction publique, directeur de l’Enseignement supérieur et vice-recteur de l’académie de Paris.
Henri est un élève brillant, doué pour les Sciences mais également pour les Lettres. Il obtient d’ailleurs en 1871 son baccalauréat es Lettres avec la mention Bien et, quelques mois plus tard, son baccalauréat es Sciences avec la mention Assez bien, à cause d’un zéro en mathématiques !
En 1873, Poincaré est reçu premier au concours d’admission à l’Ecole polytechnique ; il en sort en deuxième rang en 1875 et entre alors à l’Ecole des mines.
A l’automne 1878 il obtient le titre d’ingénieur des Mines et il se lance dans la préparation de sa thèse de doctorat. La perspective de sa possible nomination comme ingénieur des mines en Algérie semble alors le préoccuper. Faisant jouer ses relations il parvient finalement à obtenir un poste dans l’arrondissement minéralogique de Vesoul en avril 1879.
Ses supérieurs constatent très vite que sa vocation est ailleurs et qu’il se destine plutôt au professorat et à la recherche. Il s’acquittera cependant de ses fonctions avec sérieux, faisant même preuve d’un grand courage en enquêtant sur un tragique coup de grisou survenu au puits du Magny en septembre 1879.
La soutenance de sa thèse Sur les propriétés des fonctions définies par les équations aux différences partielles en août 1879 lui ouvre les portes d’une carrière universitaire, qu’il commence comme chargé du cours de calcul différentiel et intégral à l’université de Caen.
En 1881, Poincaré publie son premier article sur les fonctions fuchsiennes et la première partie du Mémoire sur les courbes définies par une équation différentielle. La même année, il épouse Louise Poulain d’Andecy dont il aura quatre enfants, trois filles et un garçon ; parallèlement, il est nommé maître de conférences à la Sorbonne.
Le 24 janvier 1887, il est élu à l’Académie des sciences et, deux ans plus tard, il remporte le premier prix du concours proposé par Oscar II, roi de Suède et de Norvège, avec son mémoire Sur le problème des trois corps et les équations de la dynamique.
A 33 ans, la carrière de Poincaré est déjà très riche. Mathématicien, physicien, philosophe, il va apporter des contributions fondamentales aux grands édifices théoriques du 20ème siècle : la topologie algébrique, les systèmes dynamiques et la relativité.
Ce scientifique, considéré comme un des derniers savants universels, ne vit pas pour autant hors du monde. En 1904 il rédige, avec deux de ses collègues, un rapport d’expertise qui jouera un rôle important dans la réhabilitation de Dreyfus. Poincaré s’implique également dans la diffusion des sciences et, plus généralement, dans l’instruction publique. Ses travaux sur la géométrie non-euclidienne et la quatrième dimension ont inspiré des artistes du début du XXème siècle comme Marcel Duchamp ou Alfred Jarry.
Henri Poincaré meurt brutalement le 17 juillet 1912.