Henri Poincaré
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La carrière universitaire
Titulaire d’une licence de sciences mathématiques depuis 1876, Henri Poincaré soutient son doctorat ès sciences Sur les propriétés des fonctions définies par les équations aux différences partielles le 1er août 1879, devant un jury composé de Gaston Darboux et d’Ossian Bonnet. Bien que jugée un peu confuse, elle laisse une fort bonne impression et fait de lui un candidat crédible pour un poste dans l’enseignement supérieur. Quelques mois plus tard, en décembre 1879, il obtient un premier poste de chargé de cours de calcul différentiel et intégral à la Faculté des sciences de Caen, en remplacement de Charles-François Girault, parti en retraite. Débute alors pour Poincaré une intense activité de recherche sur les fonctions fuchsiennes qui se traduit en 1880 par de nombreuses publications, une première candidature à l’Académie des sciences et une mention très honorable au Grand prix des sciences mathématiques. A Caen, il côtoie le recteur Louis Liard qui est un proche de son beau-frère Emile Boutroux. Son enseignement est jugé sérieux, mais on lui reproche de ne pas toujours se mettre à la portée de ses élèves.
Poincaré se marie avec Louise Poulain d’Andecy le 20 avril 1881. Il est fort désireux de quitter Caen et ses récents succès lui assurent des soutiens scientifiques de poids. Soutenu par le sénateur de la Meurthe Auguste Bernard, il affiche dès le mois de mai son intérêt pour l’Ecole normale supérieure où deux chaires viennent de se libérer, mais c’est finalement Jules Tannery qui lui est préféré. Il se reporte donc sur une candidature à la Faculté des sciences de Paris, toujours soutenu par Auguste Bernard et par sa belle-famille, qui possède de nombreux relais politiques (notamment avec les familles Kestner et Ferry). Ces efforts portent leurs fruits et il est nommé en octobre 1881 maître de conférences de calcul différentiel et intégral.
Reconduit dans ces fonctions durant 4 ans, il assurera durant les années 1884-1885 et 1885-1886 la suppléance du cours de mécanique physique et expérimentale de Jean-Claude Bouquet. En août 1886, il est nommé professeur chargé de la chaire de physique mathématique et de calcul des probabilités, auparavant détenue par Gabriel Lippmann, poste qu’il occupera durant 10 ans.
En novembre 1896, il est nommé professeur d’astronomie mathématique et de mécanique céleste en remplacement de Félix Tisserand. Parallèlement à son service d’enseignement à la Faculté des sciences, Poincaré occupera des charges pédagogiques à l’Ecole polytechnique : il y sera ainsi répétiteur d’analyse de 1883 à 1904, puis professeur d’astronomie générale jusqu’en 1908, date à laquelle il sera nommé professeur honoraire sans rétribution. Enfin, de 1902 à sa mort, il occupera la chaire de professeur d’électricité théorique à l’Ecole professionnelle supérieure des postes et des télégraphes.
Un grand nombre de ses cours seront publiés grâce aux soins de ses élèves. Il uivra d’ailleurs la thèse de doctorat de plus d’une quarantaine d’entre eux, parmi lesquels Bachelier, Borel, Mascart, Gutton ou Vogt.