Henri Poincaré



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Poincaré et l’affaire Dreyfus

L’affaire Dreyfus débute en septembre 1894 quand le service de renseignement français entre en possession d’une lettre (désignée comme le bordereau) destinée à un attaché militaire allemand, annonçant l’envoi de plusieurs notes confidentielles sur l’armement et l’organisation de l’armée française.
En raison de la supposée similitude de son écriture avec celle de la lettre, le capitaine Alfred Dreyfus, polytechnicien et officier juif, est accusé de haute trahison au cours d’un procès militaire à huis clos, et condamné fin 1894 à la déportation à vie en Guyane.
L’affaire ne s’achèvera qu’en 1906 quand il sera innocenté et réhabilité par un arrêt de la Cour de cassation.

Poincaré interviendra deux fois pendant l’affaire Dreyfus.
La première en septembre 1899 à Rennes, lors du deuxième procès de Dreyfus. Au cours de ce procès, une longue lettre de Poincaré est lue dans laquelle il critique fermement l’utilisation erronée qui a été faite par les antidreyfusards du calcul des probabilités dans l’analyse de l’écriture du bordereau .

La seconde en 1904, lors de l’enquête de la Cour de cassation suite à la demande en révision de son procès formulée par Dreyfus. Assisté de deux autres mathématiciens, Poincaré est chargé  de rédiger un rapport d’enquête intitulé Examen critique des divers systèmes ou études graphologiques auxquels a donné lieu le bordereau.
Ce rapport d’expertise conclut que l’accusation reposait sur des raisonnements et des calculs inexacts, effectués sur des reconstitutions fausses du bordereau. Il contribua à faire disparaître une des charges principales qui pesaient sur l’accusé et joua un rôle important dans la réhabilitation de Dreyfus en 1906.

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