CLIMAT, Une enquête aux pôles

Pourquoi se rendre aux pôles pour y étudier le climat ?
Comment les recherches s’y organisent-elles ?
Quels sont les domaines scientifiques concernés ?
Comment vit-on aux pôles ?

Autant de questions auxquelles cette animation donne des éléments de réponse, de façon vivante et ludique,
à travers de nombreux films, photos, interviews et textes.

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Climat, une enquête aux pôles

Pôles et machine climatique

En direct des missions australes

Drake

Début 2006, à bord du brise-glace allemand Polarstern, une équipe du CNRS a installé des stations de mesure à 4 000 mètres de profondeur dans le détroit de Drake, entre la Terre de Feu et la péninsule Antarctique, dans le cadre de la mission Drake prévue jusque fin 2008. Des capteurs de salinité, de température, de pression et de mesure du courant ont été mis en place par les chercheurs.

L’objectif est de suivre les variations de la circulation océanique et d’évaluer leur impact sur le niveau de la mer. Les données sont ensuite confrontées à celles du satellite Jason qui enregistre en permanence le niveau des mers afin de mieux comprendre la relation entre paramètres physiques de l'océan et profondeur de l'eau à cet endroit du globe.

Bonus Goodhope

Dans le cadre de l’année polaire internationale, des campagnes océanographiques ont sillonné l’océan Austral. La mission Bonus Goodhope par exemple est dédiée aux échanges entre les océans Atlantique, Indien et Austral. Début février 2008, le navire océanographique de l’Institut polaire français Paul-Emile Victor (IPEV), le Marion Dufresne, est parti du Cap de Bonne-Espérance pour mesurer, pour la première fois, des paramètres biogéochimiques et physiques au sud du continent africain. Outre les mesures classiques de température, salinité, pression et fluorescence, les scientifiques vont quantifier la teneur en oxygène. Ce paramètre indique si ces eaux ont été en contact récent avec l’atmosphère. Les chercheurs pourront mesurer également la vitesse de toute la colonne d'eau pour comprendre l'intensité des courants, leur état de santé en quelque sorte. Cette mission a pour but de mieux comprendre l’état des océans Austral et Atlantique au sud du continent africain. C’est un point stratégique du climat mondial qui n’a été que très peu examiné. Or, des recherches récentes l’identifient comme « sensible » pour le climat actuel et le transport de chaleur vers l’Atlantique Nord. Un ralentissement de la circulation océanique pourrait refroidir le climat à cet endroit du globe. De leur côté, les géochimistes et les biogéochimistes de la mission mesurent les éléments traces et les isotopes, mais aussi les micronutriments (fer, cobalt, zinc, cuivre, manganèse, carbone) et les particules en suspension (métaux lourds par exemple). Ces mesures pourraient aider les chercheurs à mieux comprendre l'une des particularités de l'océan Austral : les microorganismes qui prolifèrent en fixant le carbone de l'atmosphère et viennent ensuite s'entasser au fond de l'océan après leur mort ne sont pas très actifs dans l'océan Austral.