CLIMAT, Une enquête aux pôles

Pourquoi se rendre aux pôles pour y étudier le climat ?
Comment les recherches s’y organisent-elles ?
Quels sont les domaines scientifiques concernés ?
Comment vit-on aux pôles ?

Autant de questions auxquelles cette animation donne des éléments de réponse, de façon vivante et ludique,
à travers de nombreux films, photos, interviews et textes.

Voir l'animation
Climat, une enquête aux pôles

Mieux connaitre les pôles

En direct de Concordia

Séjours scientifiques en Antarctique

La vie sur une station en Antarctique varie énormément en fonction des saisons, de l’implantation de la station, de l’infrastructure et de la disponibilité des fournitures. Alors que la grande majorité des scientifiques ne séjournent en Antarctique que durant les mois d’été, afin de bénéficier de conditions de luminosité et de climat optimales, 10 à 20 % d’entre eux y séjournent également durant les mois d’hiver. C’est l’hivernage.

La taille de ces groupes d’hivernants est très variable selon les stations, allant de près de 200 personnes sur la base américaine de McMurdo, à une quinzaine de personnes sur la base franco-italienne Concordia, installée sur le site de Dôme C.

Hivernage à Concordia

Le site franco-italien, à l’intérieur du continent et à une altitude de plus de 3000 mètres, semble réunir les conditions optimales pour un observatoire astronomique : pureté de l’atmosphère, sécheresse, peu de vent, peu de turbulence, peu d'activité sismique et continuité des mesures assurée dans le temps. Des expériences de glaciologie, de géophysique, de chimie de l’atmosphère ou encore de psychologie sont également menées à Concordia. Le premier hivernage à Concordia a eu lieu en 2005.

Sur cette station, l’hivernage débute réellement vers la mi-février, lorsque tous les avions ont quitté le continent antarctique. Le prochain avion ne reviendra que début novembre, donc après près de 9 mois d’isolement, pendant lesquels il y aura une longue période de nuit et des températures extérieures pouvant atteindre -80°C. Les hivernants doivent donc faire preuve d’une extraordinaire capacité d'adaptation et d’une bonne résistance. Les conditions de vie s’apparentent alors à ce qui se passe dans des stations orbitales ou spatiales. C’est pourquoi ces expériences de petits groupes en milieux confinés intéressent particulièrement les agences spatiales.

L’été à Concordia

Pour rallier Concordia l’aventure dure deux mois et demi : départ de Tasmanie pour dix jours de mer, sur le brise-glace l’Astrolabe, à travers les plus terribles océans de la planète. Le bateau va en effet croiser les 40èmes Rugissants, les 50èmes Hurlants et les 60èmes Mugissants, avant d’atteindre le continent et la base polaire de Dumont d’Urville en Terre Adélie. Scientifiques et techniques débarquent alors pour prêter main-forte aux 26 hivernants isolés depuis 9 mois.

Un groupe d’une dizaine d’hommes se prépare alors pour un raid chenillé de 1 200 kilomètres, d’une durée d’environ 12 jours. Le raid, c'est l'arrivée de personnel nouveau, de près de 200 tonnes de matériel scientifique, de vivres et de carburant. En plus de la liaison par raid, Concordia est accessible par de petits avions qui permettent le transport d'une tonne de charge. Ces avions servent essentiellement au transport des personnes.

À l’arrivée à Concordia, la vie des scientifiques s’organise : astronomie, étude du réchauffement climatique, expériences en vue des prochains vols vers Mars, carottage dans les archives climatiques de la planète…