CLIMAT, une enquête aux pôles

Pourquoi se rendre aux pôles pour y étudier le climat ?
Comment les recherches s’y organisent-elles ?
Quels sont les domaines scientifiques concernés ?
Comment vit-on aux pôles ?

Autant de questions auxquelles cette animation donne des éléments de réponse, de façon vivante et ludique,
à travers de nombreux films, photos, interviews et textes.

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Climat, une enquête aux pôles

Pôles et machine climatique

Comment étudier l’océan ?

Observer l’océan

Les océans jouent un rôle primordial dans l'équilibre climatique.Ils accumulent puis transportent vers les latitudes plus élevées l'énergie thermique reçue du Soleil dans la zone intertropicale.

Des moyens considérables sont déployés pour observer, mesurer, modéliser et mieux comprendre les interactions océan - atmosphère. Il s'agit notamment de mettre en place un réseau d'observations et de mesures permanentes et pérennes. Les données obtenues permettent d'avoir un instantané de la situation des masses d'eau et des courants. Les systèmes de mesure viennent en support des programmes de recherche sur la compréhension de la circulation océanique et en complément des données acquises par les satellites.

Outils d’observation

Plusieurs outils sont utilisés pour mesurer la température, la pression et la salinité de la mer sur sa profondeur. Le profileur est une sonde dérivante capable d'effectuer des cycles préprogrammés de descente jusqu'à 2000 m de profondeur. Il mesure les paramètres en immersion pour établir un profil d'océan (température, pression et salinité). Les données sont transmises grâce à une balise Argos.

Les bouées fixes comprennent des capteurs météorologiques et hydrologiques pour mesurer la température de l'eau en surface et à dix niveaux de profondeur jusqu'à 500 m. Les mesures sont envoyées instantanément, par satellite, aux centres de traitement. L'accumulation des données obtenues permet la mise en évidence de phénomènes de périodicité, et également l’établissement du bilan thermique des couches océaniques superficielles.

Les sondes, par exemple les sondes CTD et XBT. Les sondes CTD mesurent la conductivité, la température et la profondeur. Les sondes XBT (bathythermographes à sonde perdue) sont reliées au bateau par un fil conducteur très fin qui transmet à un micro-ordinateur, de façon continue, le signal émis par le capteur de température. Ces sondes fournissent un profil de température sur les premiers mètres (certaines sondes vont jusqu'à 1500 m).

Mesurer la surface des océans

Certains satellites, dits altimétriques, mesurent la hauteur de la surface de la mer. En effet, la topographie de cette surface traduit la structure thermique de l'océan et les mouvements des masses d'eaux. Ces données sont incorporées et traitées par les modèles océanographiques. On en déduit une approximation des courants sous-marins.

Par exemple, pendant treize ans, entre 1992 et 2005, le satellite franco-américain Topex-Poséidon a mesuré la hauteur du niveau de la mer, à quelques centimètres près, en 500 000 points du globe, tous les dix jours. Ce satellite a été très utile pour la détection et la compréhension du phénomène El Niño. Ce phénomène naturel de réchauffement des eaux du Pacifique se produit plus ou moins régulièrement et génère une succession d'anomalies climatiques (inondations ou sécheresses) dans les régions tropicales. Lancé en décembre 2001, Jason-1 est le successeur de Topex-Poséidon. Il peut fournir en moins de trois heures des estimations sur la hauteur des vagues, la vitesse des vents, étudier les océans et leur influence sur les changements climatiques, mesurer de manière globale le niveau de la mer et ses variations, permettre la continuité du système d'altimétrie spatiale. Jason-2, son successeur, a été lancé avec succès le 20 juin 2008.

Pour prédire l'évolution du climat, des modèles sont développés. La tendance actuelle vise à combiner une modélisation réaliste de l'océan avec des observations régulières et des mesures in situ.