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| Le CNRS, organisme
public de recherche, vient de faire lobjet dun rapport de
la Cour des comptes (www.ccomptes.fr). Au regard du diagnostic de la Cour,
le CNRS souligne quil convient de tenir compte de trois éléments
qui lui paraissent de nature à replacer en perspective les constats
qui portent sur la période 1996-1998 : les particularités
de lactivité de recherche, les résultats obtenus par
le CNRS durant la période sous revue, les actions et évolutions
engagées par léquipe de direction actuelle. La recherche scientifique possède des caractéristiques propres qui la distinguent des productions ordinaires des industries, des services ou des administrations. Elle relève avant tout de la création intellectuelle et ne peut se déployer efficacement dans une programmation trop contraignante. L'évaluation de l'efficacité de son pilotage requiert donc de faire appel à des critères dont les indicateurs classiques rendent imparfaitement compte. La mission de la Cour des comptes nétant pas dapprécier la qualité scientifique de la production du CNRS et de son évolution, elle en fait peu mention. Or, il sagit du premier critère qualitatif et quantitatif, utilisé internationalement pour juger un organisme de recherche. Le CNRS souhaite donc souligner que, quelles que soient les remarques et critiques qui peuvent être formulées sur son organisation, il convient également de juger lactivité du Centre au regard de sa mission première : la qualité et la quantité de sa production scientifique. Les résultats scientifiques sévaluent en premier lieu à partir des publications et de leur impact. A ce titre, le CNRS apparaît présent dans près de 80% des publications françaises en physique, chimie et sciences de lunivers. Le Centre participe à plus de 70% de limpact total des publications françaises, ce qui représente 5% des publications mondiales (hors sciences de lhomme et médecine). Ce résultat na pu être atteint quau prix dune progression constante de la qualité des publications de ses laboratoires au cours des dix dernières années. Le dynamisme de la recherche sapprécie également à partir de ses ressources contractuelles qui révèlent à la fois lintérêt et la confiance que les partenaires publics et privés portent aux travaux du CNRS. Ainsi, les crédits provenant des diverses relations conventionnelles ont été multipliés par 2,5 entre 1990 et 2000 Pour ce qui est des brevets, les années écoulées témoignent dune nette progression des performances du Centre. Aujourdhui, il peut se prévaloir de ses 4200 brevets et dune augmentation continue des redevances, 3,05 millions deuros (20 MF) en 1994, 15,24 millions deuros (100 MF) en 1998 et 30,49 millions deuros (200 MF) au cours de lannée 2000. Néanmoins, dès leur nomination fin 2000, le Président et la Directrice générale du CNRS ont pris la mesure de la nécessité dengager une réflexion sur la stratégie du Centre. Au cours de lannée 2001, le CNRS sest doté dun projet détablissement, actuellement en cours de finalisation ; plusieurs priorités sont affichées : privilégier linterdisciplinarité, participer à la mise en uvre dun espace européen de la recherche, responsabiliser les acteurs et déconcentrer les modes dorganisation, développer le partenariat avec les autres établissements denseignement supérieur et de recherche. Les actions opérationnelles qui en découlent trouveront leur place dans le cadre du contrat daction pluriannuel actuellement en cours de négociation avec le Ministère et qui sera conclu avant le printemps. Dores et déjà, des actions significatives ont été mises en uvre et dautres sont programmées pour lannée 2002, montrant ainsi la volonté du CNRS de traduire le plus rapidement possible la réflexion en action. Conformément aux orientations du CISI de juillet 2000, un département des STIC a été créé afin de développer la recherche publique et la présence du CNRS dans ce secteur. De même, la répartition des moyens financiers et humains pour 2001 a été loccasion daffirmer une priorité forte en faveur de linterdisciplinarité, de lémergence des jeunes équipes. Enfin, 2002 a vu la première étape de la mise en uvre au CNRS du plan de gestion prévisionnelle et pluriannuelle de lemploi scientifique acté par le Gouvernement, avec un recrutement permettant danticiper les départs à la retraite importants des dix prochaines années, et la progression importante des effectifs et des crédits destinés aux sciences du vivant, aux sciences et technologies de linformation et de la communication, à lenvironnement. En ce qui concerne les créations dentreprises, la "Loi sur linnovation" récemment votée (1999) a libéré les initiatives et a permis, en moins de deux années, la création de 72 entreprises à partir de découvertes réalisées au CNRS. En conclusion, durant la période sous revue, et depuis, le CNRS a pleinement rempli sa mission première davancée des connaissances et sest efforcé daméliorer les conditions de sa gestion : il poursuivra dans cette voie, en sappuyant notamment sur les conclusions de ce rapport. |