Les quinze lauréats
de la Médaille d'argent du CNRS 1999

 


La Médaille d'argent du CNRS distingue des chercheurs, au début de leur ascension, mais déjà reconnus sur le plan national et international pour l'originalité , la qualité et l'importance de leurs travaux.


Département des Sciences physiques et mathématiques (SPM)

  • Sigrid AVRILLIER, 51 ans, est professeur et chercheur au Laboratoire de physique des lasers (CNRS-Université Paris 13), à Villetaneuse. Ancienne élève de l’École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses, Sigrid Avrillier a ouvert des voies nouvelles à l’application des lasers en médecine. Ses travaux, menés pour la plupart avec des équipes de médecins, ont eu des objectifs et des résultats variés : des buts thérapeutiques tels que l’angioplastie coronaire par photoablation UV ; des diagnostics tels que le développement d’un appareil d’imagerie par autofluorescence avec reconnaissance automatique de lésions cancéreuses ou des mesures non invasives de l’oxygénation des muscles ; des aspects fondamentaux tels que l’étude de la propagation de la lumière dans les milieux diffusants ou aléatoires, en particulier, dans les tissus biologiques. La capacité de Sigrid Avrillier à développer de nombreuses collaborations riches et vivantes avec le milieu hospitalier et les industriels est l’une des originalités les plus marquantes de ses activités de recherche.

  • Didier CHATENAY, 44 ans, est directeur de recherche au CNRS et dirige le Laboratoire de dynamique des fluides complexes (CNRS-Université Strasbourg 1), à Strasbourg. Excellent spécialiste de physique de la matière molle et de la physico-chimie, Didier Chatenay est également un constructeur talentueux de dispositifs expérimentaux. Il joue un rôle moteur dans l’interface physique-biologie. Par micromanipulation sur une molécule unique d’ADN, il a observé une transition vers une nouvelle structure d’ADN appelée phase S. Avec la même technique de micromanipulation, il a découvert que les fluctuations thermiques de l’ADN déterminent à elles seules l’interaction avec la protéine RecA (protéine de recombinaison de l’ADN). Didier Chatenay a effectué des expériences pionnières dans le domaine des monocouches d’amphiphiles par STM (microscope à effet tunnel) et AFM (microscopie à force atomique) en visualisant les défauts cristallins bidimensionnels. Enfin, par recouvrement de fluorescence après photoblanchiment, il a mis en évidence des comportements originaux du transport dans les phases d’amphiphiles auto-organisées.

    Contact :
    Frédérique Laubenheimer
    Communication du département des Sciences physiques et mathématiques (SPM) du CNRS
    Téléphone : +33 1 44 96 42 63


Département de Physique nucléaire et corpusculaire (PNC) - Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3)

  • Marc VIRCHAUX, 45 ans, est chercheur au Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Tout au long de sa carrière, ses contributions ont été de tout premier plan, notamment dans deux domaines de la physique des particules. D’une part, en physique de l’interaction forte : cette dernière, qui s’appuie sur la théorie de la chromodynamique quantique, tente, entre autres, de décrire les nucléons à partir de leurs constituants fondamentaux. Sa participation à de grandes expériences et ses nombreux travaux théoriques, en diffusion profondément inélastique, ont fait de Marc Virchaux un des experts mondiaux dans ce domaine. D’autre part, il a développé des idées très originales pour la réalisation de détecteurs et la conception d’expériences : il a eu notamment une contribution marquante à la préparation de l’expérience Atlas auprès du LHC (Large Hadron Collider), au CERN. Il est ainsi à l’origine de l’utilisation d’un aimant toroïdal à air dans le spectromètre à muons de cette expérience.

    Contact : Geneviève Edelheit
    Communication du département de Physique nucléaire et corpusculaire (PNC-IN2P3) du CNRS
    Téléphone : +33 1 44 96 47 60


Département des Sciences pour l'ingénieur (SPI)

  • Patrick COUSOT, 50 ans, est professeur et membre du Laboratoire d’informatique de l’École normale supérieure (CNRS-ENS), à Paris. Il est à l’origine de la notion d’interprétation abstraite, dont l’idée fondamentale est d’exécuter un programme informatique, non sur des données réelles mais sur des données prenant leurs valeurs dans des domaines abstraits, et de tirer de cette exécution abstraite des informations sur les propriétés du programme. Cette approche apporte un cadre général pour l’analyse sémantique des programmes qu’elle unifie, étend et systématise. L’interprétation abstraite est développée dans des dizaines de laboratoires et les travaux de Patrick Cousot sont reconnus dans le monde entier. Cette théorie est, régulièrement, le sujet de sessions spéciales à l’occasion de grandes conférences internationales, et de numéros spéciaux dans des revues réputées. Ses travaux font, aujourd’hui, l’objet d’applications industrielles car ils constituent un support formel pour l’activité de construction d’outils logiciels et en particulier la vérification et la correction de ces outils. Les travaux de recherche de Patrick Cousot, élargis aux applications dans un domaine central de la science et de l’industrie du logiciel, ont contribué, également, au rayonnement international et à la reconnaissance scientifique de ses recherches
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  • Leanne PITCHFORD, 49 ans, est directeur de recherche au CNRS, au Centre de physique des plasmas et de leurs applications de Toulouse (CNRS-Université Toulouse 3), à Toulouse. D’origine américaine, elle a consacré les débuts de sa carrière, aux États-Unis, à la modélisation des décharges et plasmas hors équilibre. Ses travaux, sur l’étude théorique du transport dans les gaz par résolution numérique de l’équation de Boltzmann pour les électrons, avaient alors été particulièrement remarqués. Un passage dans le secteur privé l’a amenée à se pencher sur les besoins industriels, et ses travaux théoriques, ont trouvé des applications dans les domaines des contacteurs, commutateurs, sources de photons UV, et éclairage. Actuellement, Leanne Pitchford est un chercheur mondialement reconnu. Ses travaux, sur la simulation du transport des particules chargées dans les plasmas froids et de l’interaction plasma/électrodes (avec des applications originales à la spectrographie de masse), ainsi que ceux sur les lampes fluorescentes, les décharges de type pseudo-sparks, la propulsion de satellites, les nappes de plasma orientables et les écrans plats, font référence. L’originalité de sa démarche provient de ses capacités à développer des modèles bidimensionnels de décharges fluides, particulaires ou hybrides, qui font appel à des méthodes de calcul très performantes, lesquels rendent possible la description de systèmes très complexes.

Contact : Béatrice Revol
Communication du département des Sciences pour l'ingénieur (SPI) du CNRS
Téléphone : +33 1 44 96 42 32


Département des Sciences de l'univers (SDU) - Institut national des sciences de l'Univers (INSU)

  • Pascale DELECLUSE, 43 ans, est directeur de recherche au CNRS, au Laboratoire d’océanographie dynamique et de climatologie, LODYC (CNRS-Université Paris 6), à Paris. Elle dirige une équipe qui travaille sur les interrelations climat-océan à partir du développement du code Océan parallélisé (OPA). Pascale Delecluse est l’auteur d’un modèle de simulation de la circulation générale océanique qui compte parmi les quelques modèles utilisés de par le monde. Elle bénéficie à ce titre d’une reconnaissance internationale. Le modèle OPA est devenu un outil national : il a été retenu pour le développement du système MERCATOR de prévision de la circulation océanique. Ce modèle est également utilisé pour les couplages océan-atmosphère et vient d’être implanté, au Centre européen de prévisions à moyens termes de Reading, pour des études de prévisions saisonnières. C’est en participant à l’expérience tropicale TOGA et aux expériences d’intercomparaison sur les simulations des conditions d’El Niño dans le Pacifique tropical que ce modèle a montré ses qualités et ses capacités à bien représenter les couches de surface équatoriales, essentielles pour le couplage océan-atmosphère.

  • Albert TARANTOLA, 50 ans, est physicien à l’Institut de physique du globe de Paris, au Département de sismologie (CNRS-IPG-Université Paris 7). Il est mondialement connu pour ses travaux sur la théorie des problèmes inverses qui ont donné lieu à de nombreuses applications en géophysique et dans beaucoup d’autres domaines tels que l’imagerie médicale, le contrôle non destructif, l’astrophysique, l’océanographie et la météorologie. Il a plus particulièrement appliqué ses méthodes à la sismique pétrolière. L’un des axes majeurs de sa démarche concerne la "non unicité" des solutions à de nombreux problèmes inverses non linéaires et la façon de les évaluer. Il s’agit d’une question fondamentale car la quantification de la " non unicité " permet d’attribuer un "degré de confiance" aux résultats obtenus. Ils peuvent, ainsi, être intégrés à un processus de décision, ce qui est particulièrement important en imagerie médicale par exemple. En posant le problème inverse, en terme de manipulation d’information, Albert Tarentola propose un cadre conceptuel universel dans lequel le problème inverse apparaît comme un élément d’un "paysage informatif" constitué, par exemple, de données géophysiques, géologiques ou issues de modélisation qui n’ont pas, par essence, le même degré de précision.

Contacts :
Christiane Grappin (Sciences de la planète)
Téléphone : +33 1 44 96 43 37

Philippe Chauvin (Astronomie)
Téléphone : +33 1 44 96 43 36

Communication du département des Sciences de l'univers (SDU-INSU) du CNRS


Département des Sciences chimiques (SC)

  • Richard LAVERY, 47 ans, est directeur de recherche au CNRS, au Laboratoire de biochimie théorique (CNRS-Institut de biologie physico-chimique), à Paris. Ses travaux de recherche concernent le développement des outils de la modélisation moléculaire dans le but de comprendre les conformations et les interactions des macromolécules biologiques. Il a étudié, en particulier, les structures des acides nucléiques en fonction de leur séquence de bases ou en fonction de contraintes extérieures (déformation physique, complexation avec d’autres espèces, …). Par le développement de nouvelles méthodes de modélisation théorique, il a pu étudier les déformations extrêmes de l’ADN, mettre en évidence de nouvelles formes de la double hélice et mieux comprendre le rôle de l’ADN dans la spécificité des interactions protéine-ADN.
    Grâce à l’élaboration d’un algorithme (Curves), capable de décrire rigoureusement la structure hélicoïdale de polymères irréguliers, Richard Lavery a rendu possible une interprétation détaillée de la structure fine de telles molécules. Cet algorithme est désormais la référence pour l’analyse conformationnelle des acides nucléiques
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  • Raymond ZIESSEL, 46 ans, est directeur de recherche au CNRS, au laboratoire de "Synthèse et stéréoactivité en chimie organique fine" (CNRS-École de chimie, polymères, matériaux de Strasbourg-Université Strasbourg 1), à Strasbourg. Spécialiste de la chimie inorganique supramoléculaire, il a développé une chimie inventive à la frontière avec les matériaux. Ces recherches sont orientées vers de nouvelles molécules à propriétés électroniques spécifiques (propriétés optique, magnétique et de conduction). D’autres travaux portent sur la mise au point de polymères inorganiques à liaisons métal-métal. Ces matériaux moléculaires sont des catalyseurs très efficaces de la réduction du gaz carbonique en milieux aqueux. Raymond Ziessel a d’autre part contribué au développement d’une chimie de fils moléculaires photoactifs à base de modules acétyléniques. Le greffage de ces fils sur des semi-conducteurs a permis de mettre au point une cellule photovoltaïque très efficace pour la conversion de l’énergie lumineuse en énergie électrique. Il s’est aussi intéressé à la chimie des polyradicaux organiques et à la synthèse de nouveaux cristaux liquides supramoléculaires et auto-assemblés. Enfin il a construit et étudié des sondes fluorescentes efficaces pour la détection et la reconnaissance de traces radioactives dans les effluents liquides et gazeux et pour le marquage des protéines.

Contact : Laurence Mordenti
Communication du département des Sciences chimiques (SC) du CNRS
Téléphone : +33 1 44 96 41 09


Département des Sciences de la vie (SDV)

  • Marc-Pierre BONNEVILLE, 39 ans, est directeur de recherche au CNRS. Il dirige l’unité INSERM "Interaction récepteur-ligand en immunologie et cancérologie" (CNRS-INSERM), à Nantes. Il a travaillé sur la biologie des lymphocytes T dits non conventionnels et plus particulièrement sur une sous-population lymphocytaire fréquemment retrouvée chez l’adulte, qui présente une réactivité antitumorale et antibactérienne. L’antigène reconnu par ces cellules est présent dans de très nombreux micro-organismes, pathogènes ou non, et pourrait être impliqué dans l’amplification de la sous-population en question pendant la petite enfance, période au cours de laquelle l’individu entre en contact avec de très nombreux micro-organismes et où il constitue sa première ligne de défense immunitaire. Récemment, les travaux de Marc Bonneville ont suggéré que certains virus herpétiques jouaient un rôle dans la survenue de maladies auto-immunes très répandues, comme la polyarthrite rhumatoïde. Outre de nombreux articles originaux, Marc-Pierre Bonneville possède à son actif six brevets, dont quatre actuellement exploités.

  • Roland JOUVENT, 50 ans, est directeur de recherche au CNRS. Il dirige le laboratoire "Personnalité et conduites adaptatives" (CNRS-Universités Paris 6 et Paris 7) à l’Hôpital de la Salpêtrière, à Paris. Psychiatre de formation, ses recherches concernent la dépression et les dépendances dans une perspective clinique et expérimentale. Roland Jouvent a montré l’implication des systèmes noradrénergiques dans la modulation de l’humeur (effet antidépresseur des agonistes bêta et effet antimaniaque de la clonidine). Plus récemment, il a introduit les modèles des neurosciences cognitives dans l’étude de certains traits de personnalité (anhédonie -manque de plaisir-, recherche de sensations) comme facteurs de vulnérabilité à la dépression et aux dépendances. Ce travail fondateur dans la recherche française en psychiatrie l’a conduit à jouer un rôle important dans de nombreuses institutions en relation avec les toxicomanies et l’utilisation des psychotropes. Roland Jouvent a dirigé et organisé l’expertise collective du CNRS sur le dopage et les pratiques sportives.

  • Daniel SCHERMAN, 46 ans, est directeur de recherche au CNRS et responsable du Laboratoire de vectorologie moléculaire et cellulaire (CNRS-ENSCP-Rhône Poulenc-Rorer), à Vitry-sur-Seine. De 1977 à 1990, il a contribué à élucider le mécanisme de transport membranaire d’hormones et de neuromédiateurs. Ces recherches ont trouvé une application dans l’étude de maladies neurodégénératives et dans le domaine de l’imagerie cérébrale. Depuis 1991, les travaux de son unité portent sur la biodisponibilité des agents thérapeutiques, c’est-à-dire des principes actifs chimiques ou encore de l’ADN dans le contexte de la thérapie génique. Depuis quatre ans, Daniel Scherman se consacre exclusivement à cette dernière, utilisant des vecteurs d’administration et d’expression non viraux. En particulier, la technique de l’électrotransfert intramusculaire et intratumoral permet d’espérer l’application de la thérapie génique au traitement de maladies héréditaires telles que l’hémophilie, les maladies métaboliques, ou à celui du cancer. Les travaux de Daniel Scherman ont conduit à plus d’une centaine de publications et au dépôt d’une vingtaine de brevets.

    Contact :
    Thierry Pilorge
    Communication du département des Sciences de la vie (SDV) du CNRS
    Téléphone : +33 1 44 96 40 23


Département des Sciences de l'homme et de la société (SHS)

  • Robert BOYER, 56 ans, est directeur de recherche au CNRS. Il dirige le laboratoire "Régulation, ressources humaines et économie publique" (CNRS-Centre d’études prospectives d’économie mathématique appliquée à la planification), à Paris. Ses travaux sur l’analyse des institutions économiques sont menés dans une optique pluridisciplinaire très marquée et portent, pour l’essentiel, sur le développement de la théorie de la régulation qui replace les problèmes contemporains dans une perspective longue de l’histoire du capitalisme français. Le détour par d’autres disciplines s’est concrétisé par la formalisation de certains phénomènes économiques. Ainsi, la théorie de la régulation s’est avérée une voie nouvelle de recherche dans laquelle s’inscrivent aujourd’hui de nombreux chercheurs français et étrangers. Robert Boyer a noué d’étroites relations avec des universitaires aux Etats-Unis, en Europe, au Japon et au Canada. Il a publié, entre autres ouvrages significatifs, et traduits en de nombreuses langues : La régulation : une analyse critique (La Découverte, 1986) ; La théorie de la régulation : l’état des savoirs, en collaboration avec Yves Saillard (La Découverte, 1995) et Contemporary capitalism : the embeddedness of institutions, en collaboration avec Rogers Hollingsworth (Cambridge University Press, 1997).

  • Geneviève DOLLFUS, 60 ans, est directeur de recherche au CNRS. Après avoir dirigé le laboratoire "Iran-Sud", elle a poursuivi ses recherches au laboratoire "Origines et développements de la sédentarisation au Proche-Orient" (CNRS-Maison de l’Orient), à Lyon. Geneviève Dollfus a rejoint récemment, le laboratoire "Archéologie et sciences de l’Antiquité" (CNRS-Maison René Ginouvès), à Nanterre. Archéologue, elle est spécialiste de la préhistoire et de la protohistoire du Proche-Orient. Après avoir travaillé en Syrie et en Israël, elle a dirigé des fouilles sur des sites villageois des VIe-IVe millénaires, au sud-ouest de l’Iran. Ces travaux sont publiés dans les Cahiers de la délégation archéologique française en Iran. En coopération étroite avec l’Université du Yarmouk en Jordanie, Geneviève Dollfus conduit actuellement des recherches essentielles sur la vallée du Jourdain au lendemain du néolithique. Sur ses recherches en Iran et en Jordanie, elle a publié de nombreux articles dans des revues internationales. Elle a également assuré la publication des quinze volumes des Cahiers de la délégation archéologique française en Iran et des cinq volumes des Mémoires et travaux du centre de recherche français de Jérusalem (CRFJ), ainsi que deux volumes des Cahiers du CRFJ.
    Paléorient, revue phare du CNRS, dont elle assure la direction, permet à la France d’être au premier rang de la diffusion des connaissances sur la préhistoire et la protohistoire du Proche-Orient


  • Pierre-Michel MENGER, 46 ans, est directeur de recherche au CNRS. Il dirige le Centre de sociologie des arts (CNRS-Ecole des hautes études en sciences sociales), à Paris. Ses travaux de recherche, fondés sur des enquêtes et sur l’analyse secondaire de données, reposent sur une pratique de l’interdisciplinarité et sont centrés, pour l’essentiel, sur la sociologie et l’économie des professions artistiques. Ses orientations de recherche portent notamment sur la structure de l’emploi, l’organisation et l’évolution du marché du travail de ces professions en particulier celles qui concernent le spectacle vivant. Pierre-Michel Menger conduit également, à partir de données de l’INSEE, une recherche comparative des pratiques et des consommations culturelles, à Paris et dans d’autres villes françaises, afin d’évaluer la place de Paris dans l’espace culturel national et international. Pierre-Michel Menger est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont La profession de comédien (Documentation Française, Paris, 1997) ou Economics of the arts (avec Ginsburgh V.A., eds, Amsterdam : North Holland, Elsevier, 1996). Il a publié de nombreux articles, en particulier dans la Revue française de sociologie : "Temporalité et différences interindividuelles : l’analyse de l’action en sociologie et en économie" (1997) et dirigé le numéro spécial de cette revue, intitulé " Sociologie et économie" (1997).

    Contact :
    Annick Ternier
    Communication du département des Sciences de l'homme et de la société (SHS) du CNRS
    Téléphone : +33 1 44 96 43 10

     


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