Le prix scientifique 1998
du CEA est attribué à Jacques Lefrançois, physicien canadien Directeur de
recherche au CNRS, pour l’ensemble de ses travaux dans le domaine de la
physique des particules et des interactions fondamentales. Physicien et
expérimentateur de talent Jacques Lefrançois a abordé, tout au long de sa
carrière, un grand nombre de sujets scientifiques et a joué un rôle déterminant
dans la définition, la construction et la mise au point des détecteurs de
particules les plus adaptés et performants.
Des expériences menées au LAL de l’IN2P3
à Orsay, laboratoire dans lequel il effectue toute sa carrière de chercheur
CNRS, et dont il fut le directeur de 1994 à 1998, à sa contribution à la
collaboration ALEPH du LEP (collisionneur electron-positron) au CERN, il
s’est trouvé associé à des expériences au cœur des interrogations fondamentales
de la physique subatomique. Rappelons en effet que les expériences du LEP
ont confirmé expérimentalement le Modèle standard, selon lequel la matière
est constituée de 12 particules élémentaires, réparties en trois familles
(quarks et leptons) et qui interagissent entre elles via quatre forces d’interaction.
Jacques Lefrançois a occupé des responsabilités importantes tant techniques
que scientifiques, notamment au sein de l’expérience Aleph : il fut, de
1982 à 1989, le coordonnateur, pour l’IN2P3, pour la construction du calorimètre
électromagnétique d’ALEPH, construit en collaboration avec le CEA/Saclay,
et de 1984 à 1989, le président du Steering Comittee qui regroupe les responsables
des 29 équipes qui composent la collaboration et où se prennent les décisions
de politique scientifique de l’expérience.
Membre de comités internationaux au CERN, à DESY ( synchrotron allemand
à électrons, Hambourg), il est depuis 1995, membre du comité des Directives
scientifiques du CERN, dont il a été élu président en 1997.
- LAL
: laboratoire d’accélérateur linéaire, situé à Orsay
- IN2P3
: Institut national de physique nucléaire et de physique des particules
|