Les lauréats du Cristal du CNRS 1997


Le Cristal du CNRS, créé en 1992, honore des ingénieurs, techniciens et personnels administratifs du CNRS qui ont à leur actif une réalisation remarquable d'accompagnement de la recherche et une participation exemplaire au rayonnement du CNRS. Le Cristal 1997 a été décerné à 15 lauréats.


Département des sciences physiques et mathématiques (SPM)

  • Gérard TRENEC (Laboratoire Collisions Agrégats Réactivité, CNRS-Université Toulouse 3, Toulouse).
    Ancien élève de l'Ecole supérieure d'optique, il a dirigé jusqu'en 1991 l'atelier de mécanique du département de physique de l'Ecole normale supérieure de Paris, où il a conçu de très nombreux ensemble de vide, cryogénie, optique et lasers (en particulier, mise au point d'un laser à centres colorés à 1,08 m avec sa pompe et celle d'un lamdamètre précis et compact). Il a ensuite joué un rôle très important dans l'installation du laboratoire "Collisions Agrégats Réactivité" à Toulouse où sa compétence technique et son expérience ont permis de réaliser rapidement différents montages expérimentaux très performants.

Contact Sciences physiques
et mathématiques :
Frédérique LAUBENHEIMER
tél. : 01 44 96 42 63

Département de physique nucléaire et corpusculaire -
Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (PNC-IN2P3)

  • Christian ARNAULT (Laboratoire de l'accélérateur linéaire, CNRS-Université Paris 11, Orsay).
    Ingénieur informaticien, il a conçu, codé et mis au point de nombreux programmes informatiques qui forment les éléments de base d'applications réalisées et utilisées lors de nombreuses expériences de physique des particules, tant au CERN qu'à DESY (Deutsches Elektron Synchrotron). Il anime une équipe d'ingénieurs informaticiens dans des domaines très variés du génie logiciel. En particulier il dirige le développement logiciel de contrôle-commande de l'expérience VIRGO et coordonne le développement de programmes d'analyse de données pour le projet ATLAS (détecteur en construction auprès du futur anneau de collisions LHC au CERN). Reconnu au premier rang international en techniques de programmation orientée objet, il a été un des membres les plus influents du projet de R & D Moose, portant sur l'utilisation de ces techniques dans les systèmes d'analyse de données.

  • Claude BIETH (Grand accélérateur national d'ions lourds -Ganil- CNRS-Commissariat à l'énergie atomique, Caen).
    Il est un des rares experts internationaux reconnus dans les systèmes haute fréquence (H.F) de puissance pour les accélérateurs de particules. Ses réalisations de systèmes H.F. couvrent la presque totalité des machines françaises importantes (l'accélérateur linéaire Alice, Ganil, Agor, Spiral). Ces systèmes H.F. d'accélération de particules, constituent une des parties les plus délicates des cyclotrons, compte tenu des puissances mises en jeu. Il a d'autre part lancé et animé avec un très grand succès une activité de valorisation des activités de l'IN2P3 dans le domaine des sources d'ions de type ECR (résonance électronique cyclotronique). Grâce à sa compétence, ce transfert de technologie remporte un succès commercial en Allemagne, en Suède, aux Etats-Unis et au Japon, par l'intermédiaire de la société Pantechnik.

  • Jean-Marie MACKOWSKI (Institut de physique nucléaire de Lyon, CNRS-Université Lyon 1).
    Il dirige le groupe "matériaux avancés" de l'Institut de physique nucléaire de Lyon qui a, en particulier, la charge de la construction des miroirs de l'antenne gravitationnelle VIRGO. Les performances atteintes sur ces miroirs, uniques au monde, ont été obtenues grâce à la mise au point d'un traitement correctif original dont il est l'auteur. La responsabilité des miroirs de VIRGO lui a été confiée en raison de son approche scientifique et technique dans le traitement des problèmes de réalisation d'éléments optiques aux limites de la technologie. Il a mis en place des collaborations efficaces avec plusieurs entreprises et réalise des expertises pour bon nombre d'entre elles.

Contact IN2P3 :
Geneviève EDELHEIT,
tél. : 01 44 96 47 60

Département des sciences pour l'ingénieur (SPI)

  • Jean-Jacques GANGOLF (Laboratoire d'informatique pour la mécanique et les sciences de l'ingénieur -LIMSI-, Orsay).
    Il est un spécialiste du "hardware" qui a permis la réalisation du premier système de reconnaissance de mots isolés (MOISE); du premier système de synthèse vocale à partir de texte (ICOLOG); du premier système embarqué de dialogue vocal (Terminal Vocal); du premier système de reconnaissance de mots enchaînés (MOZART); et enfin, d'une borne d'information multimodale en collaboration avec la SNCF. Les proptotypes réalisés ont donné lieu à la commercialisation de produits intégrés dans de nombreuses applications.

  • René PERRIER DE LA BATHIE (Elaboration par procédés magnétiques -EPM- CNRS, Saint-Martin-d'Hères, Isère).
    Il est à l'origine de la conception et de la mise au point de techniques innovantes en génie des procédés d'élaboration des matériaux fonctionnels à propriétés déterminées : conception de rotors de moteurs à aimants permanents par filage à chaud ; procédés de forgeage d'aimants parfaitement anisotropes ; procédés de fusion inductive et de solidification sous champ magnétique intense pour la production d'aimants permanents massifs. Le caractère pluridisciplinaire de ses travaux, alliant chimie, thermodynamique, thermique, métallurgie, électromagnétisme et magnétisme, se situe au plus haut niveau.

Contact Sciences
pour l'ingénieur :
Béatrice REVOL,
tél. : 01 44 96 42 32

Département des sciences de l'univers -
Institut national des sciences de l'univers
(SDU-INSU)

  • Jean-François KARCZEWSKI (Division technique de l'Institut national des sciences de l'Univers, Paris).
    Il a contribué au succès du programme GEOSCOPE (réseau sismologique global d'étude des mécanismes à l'origine des séismes et de la structure interne de la Terre) dont il est le responsable technique. Il a défini l'ensemble de la chaîne d'acquisition des données, développé le système de télé-transmission des données sismiques en temps quasi-réel par téléphone et Minitel. Il a collaboré très activement au développement de sismomètres large-bandes spatiaux pour la planète Mars, appliquant à la sismographie martienne les principes de base de la sismologie terrestre, et il est au coeur de nouveaux développements et programmes spatiaux (élaboration d'une future génération de sismomètres d'observatoires). Il a également mis au point deux outils sismométriques originaux pour l'observation du fond des océans (installés une semaine en 1992 dans l'Atlantique avec la collaboration de l'IFREMER), participé à l'expérience pilote MOISE en 1997 (avec des collaborations américaines) et est très impliqué dans la conception des futurs observatoires fond de mer.

  • Etienne LE COARER (Laboratoire d'astrophysique de l'Observatoire de Grenoble -LAOG-, CNRS-Université Grenoble 1, Saint Martin d'Hères).
    Il est un des spécialistes en matière de développement de spectro-imageurs. Ce type d'instrument pour l'astronomie permet l'étude simultanée à haute résolution spectrale de tous les éléments du champ que l'on observe. Il a assuré la conception instrumentale, le rôle de chef de projet, la responsabilité des intégrations, tests et calibration de l'instrument GRAF spectro-integral de champ Fabry Perot pour l'optique adaptive (ADONIS) du télescope de 3,60 m de l'ESO (European Southern Observatory) à La Silla au Chili. Il s'agit d'une première mondiale qui préfigure l'utilisation intensive des modes spectro-imageurs sur les grands télescopes. Il participe à de nombreuses missions d'observation sur des instruments spécifiques et met en place des collaborations pour le développement de nouveaux instruments spécialisés.

Contact CNRS-INSU :
Christine GRAPPIN,
tél. : 01 44 96 43 37

Contact CNRS-INSU :
Philippe CHAUVIN,
tél. : 01 44 96 43 36

Département des sciences chimiques (SC)

  • Pierre BERNHARDT (Laboratoire d'études de la réactivité catalytique, des surfaces et interfaces, CNRS-Université Strasbourg 1).
    Il a conçu et réalisé un système complet simulant le régime transitoire d'un moteur à essence. Ce pilote, entièrement automatisé, a été commercialisé et a notamment équipé un laboratoire de catalyse pour l'environnement. Il a également réalisé le couplage d'un système pilote connecté à un spectromètre de masse pour l'étude des réactions d'élimination des oxydes d'azote dans les moteurs diesel.

  • Daniel RUFFIER (Centre de recherches sur la physique des hautes températures, CNRS, Orléans).
    Spécialiste en mécanique de précision, il a conçu et développé divers instruments et prototypes qui connaissent actuellement un développement industriel. Il a notamment conçu et réalisé un ensemble original auprès du Synchrotron (Très Grand Equipement), à Orsay, permettant de coupler absorption et diffraction-X à haute température. Cet ensemble, développé au Laboratoire pour l'utilisation du rayonnement électro-magnétique (CNRS-CEA-ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche) sera un des premiers à être placé sur une ligne de lumière du projet SOLEIL.

  • Monique SÉVERAC (Institut de chimie des substances naturelles, ICSN, CNRS, Gif-sur-Yvette).
    Responsable administratif et financier de l'ICSN, le plus gros laboratoire du département des sciences chimiques, elle a également joué un rôle important dans la mise au point des logiciels d'assistance à la gestion de laboratoires. Membre du comité de pilotage du logiciel X-lab, elle a été une des premières expérimentalistes de ce nouveau système de gestion.

Contact Sciences chimiques :
Laurence MORDENTI,
tÈl. : 01 44 96 41 09

Département des sciences de la vie (SDV)

  • Nicole CARON (Laboratoire de génétique moléculaire des eucaryotes -LGME-, CNRS, Illkirch).
    Elle est la responsable du service Ç achats È de l'IGBMC (Fédération de recherche en génétique et biologie moléculaire et cellulaire de l'Université Louis Pasteur à Illkirch comprenant deux laboratoires CNRS et une unité INSERM), soit une trentaine d'équipes regroupant environ 300 chercheurs et 200 ingénieurs, techniciens et administratifs. Son expérience antérieure en tant que technicienne de laboratoire lui a permis d'analyser les besoins des chercheurs et de les guider dans leurs choix. Elle a mis en place une politique d'achats centralisés et organisé le service d'achat et de maintenance en l'adaptant aux évolutions de la recherche, contribuant ainsi au succès de l'IGBMC.

  • Jean-Pierre RÉGNAULT (Centre de développement des techniques avancées pour l'expérimentation animale -CDTA-, Unité de service du CNRS, Orléans).
    Sous-directeur du CDTA, il assure la responsabilité des activités scientifiques et techniques liées aux prestations que l'Unité de service propose aux laboratoires de recherche des secteurs publics et privés. A l'origine de la création du conservatoire français de souris transgéniques, il a été l'artisan de l'orientation et de l'adaptation des techniques les plus performantes dans les domaines de la décontamination des souches, des contrôles sanitaires et génétiques ainsi que de la mise en oeuvre de la transgénèse sur le site d'Orléans. C'est grâce à cette nouvelle orientation de l'unité de service que le CDTA a été reconnu par la communauté scientifique internationale et qu'il a intégré le réseau européen EMMA (European mouse mutant archive).

Contact Sciences de la Vie :
Thierry Pilorge,
tél. : 01 44 96 40 23

Département des sciences de l'homme et de la société (SHS)

  • Marie-Odile LEBEAUX (LASMAS Institut du longitudinal, CNRS, Caen).
    Elle est l'une des personnes qui a le plus contribué à diffuser les méthodes statistiques dans les sciences sociales. Elle a joué un rôle de pionnier en matière de service en misant sur l'élévation du niveau de compétence de la communauté. Elle a maîtrisé et géré l'ensemble du processus nécessaire à la réalisation de cet objectif : négociation et gestion d'une licence multipostes du logiciel SAS, mise en place et réalisation de stages destinés à permettre à la communauté d'acquérir la maîtrise des outils, animation d'ateliers d'utilisateurs pour les applications de haut niveau. Elle a ainsi développé une forme exemplaire de service à la communauté. Elle est également responsable du Centre de compétence thématique "Analyse secondaire, méthodes statistiques" du département.

Contact Sciences de l'Homme
et de la Société :
Annick TERNIER,
tél. : 01 44 96 43 10

Moyens communs

  • Laurence FRIES (Direction des relations internationales -DRI- CNRS, Paris).
    Responsable du secteur "Espace Francophone et Développement", elle est chargée de mettre en oeuvre la politique de coopération scientifique avec les pays francophones et les pays en voie de développement : sur le plan bilatéral, application des conventions de coopération scientifique passées entre le CNRS et ses organismes partenaires dans les trois pays du Maghreb, au Liban et au Vietnam ; au plan multilatéral, gestion des relations avec les organisations internationales intervenant dans ce domaine, notamment l'UNESCO et l'Aupelf-Uref. Enfin, une attention particulière est accordée aux aspects de formation, enjeu prioritaire pour les pays en développement.

Contact Direction
des relations internationales :
Claude-Isabelle CHAUVEL,
tél. : 01 44 96 46 89


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Last modified: Wednesday, July 22 1998