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Les
lauréats du Cristal du CNRS 1998
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Le Cristal du CNRS, créé en 1992, distingue chaque année
des ingénieurs, techniciens et personnels administratifs du CNRS.
La communauté scientifique récompense celles et ceux qui,
par leur créativité, leur maîtrise technique et leur
esprit innovant, exercent le métier d'accompagnement de la recherche
et contribuent à l'avancée des savoirs et des découvertes
scientifiques.
Quinze lauréats ont été désignés pour
l'année 1998.
- Département des sciences physiques et mathématiques (SPM)
-
- Gérard GRANCHER (Analyse
et modélisation stochastiques, CNRS-Institut national des
sciences appliquées de Rouen-Université Rouen).
Son leitmotiv : communiquer, vulgariser, former. Cet ingénieur
statisticien a su mobiliser différents laboratoires de l'université
(médecine, biologie, métallurgie physique et chimie)
et collaborer avec les petites et moyennes entreprises comme la
Coopérative laitière ou la Société des
moteurs électriques. Vulgarisateur, il assiste les jeunes
chercheurs de son unité mais communique aussi sa passion
des mathématiques auprès des lycéens et du
grand public. Il participe à de nombreuses actions de formation
à l'échelle régionale. Enfin, il n'hésite
pas à assumer des responsabilités administratives
dans son laboratoire et auprès de l'université. Membre
du Conseil scientifique de l'université de Rouen entre 1991
et 1995, il est depuis 1993, membre du Conseil scientifique et pédagogique
de l'IUFM de Rouen.
-
Marcel TENCÉ (Laboratoire
de physique des solides, CNRS-Université Paris 11).
Aujourd'hui consultant du CNRS auprès de la société
Orsay-Physics, cet ingénieur électronicien et informaticien
a conçu et mis au point un appareil d'" imagerie spectrale
". Une technique d'analyse microscopique unique au monde
qui permet de cartographier la composition chimique et les propriétés
électroniques d'un échantillon de quelques centaines
de nanomètres d'épaisseur. Cet outil de recherche
utilise la détection des électrons. Les points de
l'image sont d'autant plus sombres que les électrons sont
absorbés, donc que l'échantillon est plus dense.
La méthode a séduit différents chercheurs
étrangers et permis l'obtention de nombreux contrats internationaux.
Les premières images obtenues sur les solides avec une
caméra CCD sont attendues pour cette année.
Contact Sciences physiques
et mathématiques :
Frédérique LAUBENHEIMER
tél. : 01 44 96 42 63
- Département de physique nucléaire et corpusculaire -
Institut national de physique nucléaire et de physique des particules
(PNC-IN2P3)
-
- Claude GIRARD (Laboratoire
d'Annecy le Vieux de physique des particules, CNRS-Université
Chambéry).
Ingénieur informaticien, il a conçu, codé et mis au point de nombreux
programmes informatiques qui forment les éléments de base d'applications
réalisées et utilisées lors de nombreuses expériences de physique
des particules, tant au CERN qu'à DESY (Deutsches Elektron Synchrotron).
Il anime une équipe d'ingénieurs informaticiens dans des domaines
très variés du génie logiciel. En particulier il dirige le développement
logiciel de contrôle-commande de l'expérience VIRGO et coordonne
le développement de programmes d'analyse de données pour le projet
ATLAS (détecteur en construction auprès du futur anneau de collisions
LHC au CERN). Reconnu au premier rang international en techniques
de programmation orientée objet, il a été un des membres les plus
influents du projet de R & D Moose, portant sur l'utilisation
de ces techniques dans les systèmes d'analyse de données.
- Joseph POUXE (Institut
des sciences nucléaires (ISN), CNRS-Université Grenoble
1).
Ingénieur électronicien, il a été responsable
des calculs et de la mise au point des résonateurs haute
fréquence du post accélérateur de SARA (Système
accélérateur Rhônes-Alpes). Il a monté
un service électronique regroupant les activités de
l'ISN dans ce domaine. Il a mis en place une activité en
circuits hybrides avec le support inter-universitaire de micro-électronique.
Il a conçu la majeure partie de l'électronique des
expériences AMPHORA et d'oscillations de neutrinos auprès
de la centrale du Bugey. Il a participé à la définition
de l'électronique de TAPS à Gesellschaft für
Scwerioneneforschung (GSI, Darmstadt) et à Ganil, au projet
EUROGAM. Il a réalisé de nombreux circuits intégrés
ASIC analogiques pour le projet ATLAS. Sans oublier son intervention
dans la conception du RICH du détecteur AMS (Alpha Magnetic
Spectrometer, voir CNRS-Info, n°376, juillet 1999).
Contact IN2P3 :
Geneviève EDELHEIT,
tél. : 01 44 96 47 60
- Département des sciences pour l'ingénieur (SPI)
-
- Jean-Henri GAREM (Laboratoire
d'études aérodynamiques, CNRS-Université Poitiers-Ecole
nationale supérieure de mécanique et d'aérotechnique).
Concepteur et réalisateur de systèmes et d'appareils
de mesures capables de concilier les exigences d'une recherche fondamentale
avec les besoins exprimés par l'industrie, il est l'auteur
de réalisations remarquables qui ont depuis longtemps dépassé
les frontières de l'unité de recherche où il
effectue ses travaux. Parmi celles-ci, on peut citer en priorité
celles liées à la turbulence, comme la mise au point
de sondes ultra miniaturisées à fils chauds, disposées
en peigne. Certaines de ces réalisations ont donné
lieu à des licences d'exploitation : le peigne de mesures
à fil chaud pour l'étude spatio-temporelle de la turbulence
- l'automatisation des chaînes de mesure - la sonde anémoclimométrique
pour les mesures de vitesse en aérodynamique externe automobile
(avec PSA).
- Jean-Claude MULLER (Laboratoire
de physique et applications des semiconducteurs (PHASE), CNRS).
Il assure la co-responsabilité effective, avec Abdelilah
Slaoui, du groupe de recherche du laboratoire PHASE spécialisé
dans le photovoltaïque. Les techniques développées
au laboratoire ont permis la réalisation de dispositifs photovoltaïques
à base de silicium massif ou en couches minces. De nouveaux
procédés thermiques utilisant des fours à lampes
halogènes ont été mis au point à cette
occasion. Toutes ces activités ont des implications et applications
industrielles importantes et ont suscité de nombreuses collaborations
européennes comme ce programme européen de 20 MF pour
la définition d'une filière industrielle de production
de photopiles. Dans le cadre de la maîtrise de l'énergie,
Jean-Claude Müller a participé au programme ECODEV (Programme
de recherche interdisciplinaire sur les technologies pour l'éco-développement).
Contact Sciences
pour l'ingénieur :
Béatrice REVOL,
tél. : 01 44 96 42 32
- Département des sciences de l'univers -
Institut national des sciences de l'univers (SDU-INSU)
-
- Patrice GODON (Institut
français pour la recherche et la technologie polaire, Brest-Iroise).
Responsable du département technique de l'Institut français
pour la recherche et la technologie polaire, il a conçu et
mis au point des systèmes originaux de remorques et de traîneaux
pouvant transporter plusieurs dizaines de tonnes, permettant à
la France d'être l'une des nations uvrant dans les zones
polaires qui maîtrise le mieux les traversées lourdes
au sein du continent Antarctique ; il a dirigé nombre de
ces convois. Chargé de la conception des bâtiments
et des infrastructures du projet de station scientifique au Dôme
C, au centre de l'Antarctique, il a également la responsabilité
de la base antarctique de Dumont d'Urville en Terre Adélie.
- Jean-Jacques KERMARREC (Géosciences,
Rennes, CNRS).
Responsable technique du laboratoire de modélisation analogique
de Rennes, un équipement national utilisé à
l'échelle internationale, il conçoit et réalise
des dispositifs expérimentaux ainsi que des logiciels et
des interfaces entre les éléments de ces dispositifs,
et met en place des techniques d'acquisition de mesures. Parmi ces
dispositifs qui intéressent tant la communauté scientifique
que l'industrie, citons par exemple les capteurs lasers qu'il a
mis au point pour mesurer la topographie de modèles géomorphologiques
ou l'appareil équipé de vérins qui simule les
mouvements de l'écorce terrestre et leurs conséquences.
Contact CNRS-INSU :
Christine GRAPPIN,
tél. : 01 44 96 43 37
Contact CNRS-INSU :
Philippe CHAUVIN,
tél. : 01 44 96 43 36
- Département des sciences chimiques (SC)
-
- Gérard BELLEC
(Laboratoire de physico-chimie des rayonnements, CNRS-Université
Paris 11).
Il a conçu et réalisé des prototypes et instruments
originaux et complexes. Il a su s'adapter aux méthodes de
travail assez particulières d'un centre de rayonnement synchrotron
avec des contraintes diverses (notamment la conception sur le plan
mécanique d'un filtre à gaz, dispositif d'absorption
des harmoniques supérieures dans l'extrême ultra-violet
de l'onduleur de cette ligne de lumière). Parmi ses nombreuses
réalisations : le Tricyclotron, triple spectromètre
de masse à résonance cyclotronique ; ELIPSE, spectromètre
de masse FTICR équipé de jets moléculaires
pulsés ; CERISES, expérience de collisions et réactions
d'ions.
- Christian GRAILLAT (Laboratoire
de chimie et procédés de polymérisation (LCPP),
CNRS-Ecole supérieure de chimie physique électronique
de Lyon).
Il a participé à une opération de valorisation
industrielle : la prise en charge complète d'un programme
pluriannuel d'élaboration d'un procédé de copolymérisation
en solution. Objectif : l'élaboration d'un adhésif
spécial sur papier pour pelliculage. Il a suivi le projet
depuis les prémices (synthèse, stratégie de
polymérisation) jusqu'à la mise au point du procédé
en parfaite symbiose avec une PME. Cette collaboration exemplaire
recherche-industrie a abouti à la mise en place d'une production
annuelle d'environ mille tonnes d'adhésifs copolymères
dans un réacteur de 5 m3.
Contact Sciences chimiques :
Laurence MORDENTI,
tÈl. : 01 44 96 41 09
- Département des sciences de la vie (SDV)
-
- François GONON (Laboratoire
d'histologie et de biologie structurale, CNRS-Université
Bordeaux 2).
Sur la scène internationale, il est l'un des pionniers du
développement et de l'utilisation en neurobiologie de la
voltamétrie, une technique qui permet de distinguer et mesurer
à la surface d'une électrode la concentration locale
des molécules facilement oxydables comme la dopamine, la
noradrénaline, la sérotonine ou l'adrénaline.
Ingénieur-mécanicien, il a inventé une micro
électrode particulièrement adaptée à
cette mesure et mis au point plusieurs techniques qui ont permis
d'améliorer la performance des appareils. Ces inventions
sont à la base de la fabrication et de la commercialisation
par une société française, en partenariat avec
le CNRS et l'Inserm, d'électrodes à fibre de carbone,
dix fois plus sensibles que les électrodes " classiques
", et de deux appareils spécifiques. Ces outils sont
aujourd'hui utilisés par plusieurs dizaines de laboratoires.
- Bernard MONSARRAT (Institut
de pharmacologie et de biologie structurale (IPBS), CNRS).
Il est l'un des premiers à avoir assuré l'interface
indispensable pour un laboratoire de pharmacologie, entre recherche
fondamentale et recherche clinique autour de deux grands axes :
le cancer et la douleur. Depuis une dizaine d'années, ses
compétences d'analyste spécialisé en spectrométrie
de masse lui ont permis de définir chez l'homme le métabolisme
du Taxol, de la famille des taxoïdes, extraits de l'if. Ces
composés sont à la base de médicaments antitumoraux
largement utilisés et ont été découverts
par Pierre Potier, médaille d'Or du CNRS 1998. Il a aussi
très largement contribué, en collaboration avec des
neurochirurgiens, à l'utilisation en clinique de la morphine
pour traiter des douleurs chroniques chez des patients atteints
de cancers terminaux.
Contact Sciences de la Vie :
Thierry Pilorge
tél. : 01 44 96 40 26
- Département des sciences de l'homme et de la société
(SHS)
-
- Brigitte LEQUEUX (Centre
de recherches archéologiques (CRA), Nanterre, CNRS)
Responsable du service documentation du centre de recherches archéologiques
(CRA, CNRS), elle a conçu le thésaurus de Frantiq,
l'une des deux plus importantes bases de données bibliographiques
informatisées existantes sur l'Antiquité, et joue
un rôle essentiel auprès des bibliothécaires
du réseau français des grands centres sur l'Antiquité.
Elle a participé à l'édition du premier CD-Rom
de Gallia Informations, et assure des activités de formation
auprès de la communauté scientifique, au CNRS et à
l'extérieur (Ecole du Patrimoine, Université...).
Membre du comité de rédaction des revues Les Nouvelles
de l'Archéologie et Archéologie et ordinateurs, elle
a, par ailleurs, été chargée par les ministères
de la Culture et des Affaires étrangères de réaliser
l'informatisation des documents finaux de synthèse de fouilles.
Le département des Sciences de l'homme et de la société
du CNRS a confié récemment à cette " artiste
du document " la réalisation d'une enquête sur
les besoins des bibliothèques du département et leur
programmation dans le cadre d'un plan d'action triennal.
Contact Sciences de l'Homme
et de la Société :
Annick TERNIER,
tél. : 01 44 96 43 10
- Moyens communs
-
- Jean-Pierre FONDERE (Direction
des Ressources humaines, CNRS, et Observatoire des métiers,
Paris).
Spécialiste en science des matériaux, il est sous-directeur
du laboratoire de recherche sur les propriétés mécaniques
et thermodynamiques des matériaux (CNRS). Parallèlement
à sa carrière scientifique, il a, en tant que chargé
de mission auprès de la Direction des ressources humaines,
conçu et développé un ensemble d'outils et
de méthodes d'analyse et de prospective des emplois qui ont
trouvé leur application dans le domaine des métiers
de la recherche. Par ces travaux, réalisés au sein
de l'Observatoire des métiers et fondamentaux pour le développement
d'une politique de gestion des ressources humaines, il a largement
contribué à la reconnaissance des métiers et
des compétences des ingénieurs, techniciens et administratifs.Enfin,
une attention particulière est accordée aux aspects de formation,
enjeu prioritaire pour les pays en développement.
- Jean-Pierre SCHWAAB (Délégation
Alsace, CNRS).
Cet expert de la politique sociale du CNRS vient d'être nommé
chef de projet au niveau national, pour la formation des personnels
de la branche d'activité professionnelle " gestion scientifique
et technique " du CNRS (BAP V). En 1976, il quitte le Trésor
public pour entrer au CNRS et apporte ainsi toute son expérience
en matière de finances. Passionné par la gestion des
ressources humaines, il en aborde toutes les facettes au plan régional
: concours, formation, création de relations nouvelles et
harmonieuses entre la recherche et l'administration. A travers son
action auprès des jeunes entrants, il a aussi favorisé
l'insertion des personnels dans leur future fonction et s'est attaché
à suivre le déroulement de leur carrière au
sein des entités de gestion et des laboratoires.
Contact Moyens communs:
Kéty DUPRAT-CHESSELET
tél. : 01 44 96 46 46
Le CNRS en ligne - © CNRS Contact : webcnrs@cnrs-dir.fr URL en France :
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