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Communiqué de presse La perception du mouvement lors du retour sur Terre : une expérience du CNRS pour la Station spatiale internationale | |||
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Paris, le 6 avril 2001 |
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A
la demande du CNES et de la NASA, le Centre de recherche cerveau et cognition
(CERCO - CNRS/Université Paul Sabatier, Toulouse) est en train
de tester le comportement des astronautes qui, de retour des vols spatiaux,
ont généralement des difficultés pour maintenir leur
équilibre et pour se déplacer.
Cette première expérience, effectuée dans le cadre de la Station spatiale internationale (SSI), a été confiée à Gilles CLEMENT, directeur de recherche au CNRS, principal investigateur d'une collaboration avec des chercheurs américains (NASA/Houston et Legacy Hospital de Portland) et français (Pierre DENISE, Groupe d'imagerie neurofonctionnelle - CNRS/Université de Caen/Université de Paris 5 - Caen). L'objectif de cette expérience est de déterminer comment l'absence de gravité lors du vol spatial influence la perception du mouvement lors du retour sur Terre. L'étude est effectuée sur une dizaine d'astronautes. Quatre astronautes ayant participé à un vol de la navette spatiale à l'automne dernier ont déjà été testés. Six astronautes, participant à deux nouvelles missions, respectivement en avril et en juin 2001, doivent s'y prêter également. L'expérience est menée en comparant la perception et les mouvements oculaires des astronautes pendant qu'ils sont en rotation sur un fauteuil tournant incliné par rapport à la gravité, avant et après leur vol spatial. Un questionnaire sur les illusions de mouvements ressenties lors des mouvements de la tête pendant le vol spatial complète ces mesures. Un certain nombre d'hypothèses permettent déjà de penser que les déplacements des récepteurs sensoriels (ou otolithes), qui sont des cristaux sensibles aux déplacements verticaux situés dans l'oreille interne (système vestibulaire), sont très vraisemblablement à l'origine de ces troubles. Ces recherches font suite aux études effectuées par la même équipe de chercheurs lors de la mission Neurolab en 1998, à l'aide d'une mini-centrifugeuse embarquée sur la navette spatiale et qui générait des accélérations linéaires au cours même du vol spatial. Ce dispositif pourrait s'avérer utile, lors des missions de longue durée ou des missions interplanétaires, afin de lutter contre le déconditionnement du système de l'oreille interne du à l'absence de gravité. Les techniques utilisées pour ces expériences trouvent des applications en médecine clinique sur Terre, notamment pour le diagnostic des structures lésées du système vestibulaire, la rééducation après lésion, et pour la mesure précise des mouvements oculaires en trois dimensions. Contact
chercheur : Contact Département
des sciences de la vie : Contact presse
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