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Communiqué de presse Le CNRS signe l'accord franco-italien de création du consortium EGO "European Gravitational Observatory" | |||
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Paris, le 11 décembre 2000 |
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Geneviève
Berger, directrice générale du CNRS et Enzo Iarocci, président
de l'Istituto Nazionale di Fisica Nucleare, se rencontrent à Pise
le 11 décembre 2000 pour signer l'acte de naissance du consortium
franco-italien EGO (European Gravitational Observatory). Cette structure
juridique sera en particulier chargée de l'exploitation de Virgo,
antenne de détection des ondes gravitationnelles.
Né au début des années 80, le projet Virgo vise à établir expérimentalement l'existence des ondes gravitationnelles, prédite par Albert Einstein dans le cadre de la théorie de la relativité générale. Au CNRS, ce projet réunit les compétences de l'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules - IN2P3, de l'Institut national des sciences de l'univers - INSU, du département Sciences physiques et mathématiques et du département Sciences pour l'ingénieur. L'expérience
Virgo nécessite la construction d'un grand interterféromètre
ultrasensible pour observer directement le rayonnement gravitationnel.
Cet appareil constitue un véritable défi technologique puisqu'il
permettra de détecter une variation relative de longueur de 10-21
sur 1 milliseconde ce qui revient à mesurer la distance de la Terre
au Soleil à l'épaisseur d'un atome près ! Cette construction
s'achève actuellement à Cascina près de Pise. L'enjeu
est d'importance puisqu'il s'agit, à terme, de recueillir des informations
directes sur les évènements violents qui se produisent dans
l'Univers L'objet
du Consortium est de promouvoir la recherche dans le domaine de la gravitation
en Europe. Il a en particulier pour objectifs : d'assurer
l'achèvement de la construction de l'antenne Virgo, son fonctionnement,
son entretien et son exploitation ;
de
promouvoir une coopération ouverte en recherche et développement
;
d'effectuer
toute autre recherche dans le domaine de la gravitation présentant
un intérêt commun pour les membres ;
de
promouvoir la coopération dans le domaine de la recherche expérimentale
et théorique des ondes gravitationnelles en Europe.
de
promouvoir les relations entre scientifiques et ingénieurs, la
diffusion de l'information et la formation avancée des jeunes
chercheurs.
Le choix de la structure juridique s'est porté sur celle d'un consortium de droit italien, du même type que la société civile de droit français mise en uvre au synchrotron européen de Grenoble (ESRF). Le consortium EGO est créé pour une période initiale de dix ans et peut être automatiquement prorogé par périodes de cinq ans. Contacts
presse CNRS : Contact
IN2P3 :
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