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Communiqué de presse Des équipes de recherche françaises identifient le gène responsable d'une maladie ophtalmologique héréditaire | |||
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Paris, le 26 septembre 2000 |
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Le
gène responsable de l'atrophie optique dominante la plus fréquente,
dite OPA1 ou maladie de Kjer, et dont l'incidence sur la population française
est de l'ordre de 1 pour 50 000, a été identifié
par des équipes de recherche françaises du CNRS et de l'INSERM.
Ce résultat de recherche, très important, est le fruit de travaux publiés dans la revue Nature Genetics du mois d'octobre, par une équipe du Laboratoire de biologie cellulaire (CNRS/Université Paul Sabatier - Toulouse) que dirige le Pr Bernard Ducommun, et par l'équipe du Laboratoire de neurobiologie de l'audition de Christian Hamel (INSERM - Montpellier), dirigée par le Pr Remy Pujol. D'autres équipes de l'Inserm (laboratoire Handicaps génétiques de l'enfant, Josseline Kaplan), du CNRS (laboratoire Instabilité et altérations des génomes, Claude Turc-Carel et Institut de pharmacologie et biologie structurale, Claude Astarie-Decqueker), Sanofi-Synthélabo (Eric Perret) et le service d'ophtalmologie de Montpellier (Bernard Arnaud) y ont apporté une large contribution. L'atrophie optique dominante est une pathologie ophtalmologique héréditaire, qui conduit à une détérioration lente de l'acuité visuelle au cours de la vie, associée à une perturbation de la vision des couleurs et à une atrophie optique visible au fond d'il. Ces signes, dont l'expression est très variable selon les patients, sont liés à la dégénérescence des neurones1 qui transmettent l'information visuelle et dont les axones constituent l'essentiel du nerf optique. Les travaux réalisés ont permis l'identification, dans la région q28 du chromosome 3, du gène appelé OPA1 et de mutations chez plusieurs patients de familles différentes. Le produit de ce gène est une protéine motrice, dénommée MSP1, appartenant au groupe des dynamines. Les mutations de cette protéine sont responsables d'une désorganisation du réseau mitochondrial2 que l'on peut d'ailleurs facilement observer chez les patients, à partir de cellules sanguines. Les chercheurs vont maintenant s'attacher à décrypter le processus physiopathologique en cherchant à mieux comprendre la fonction et la régulation de la protéine MSP1. Si les perspectives thérapeutiques résultant de ces travaux restent encore spéculatives, l'identification du gène OPA1 pourrait permettre le dépistage systématique de l'atrophie optique dominante, en particulier dans les familles à risque. Références : Delettre C., Lenaers G., Griffoin J., Gigarel N., Lorenzo C., Belenguer P., Pelloquin L., Grosgeorge J., Turc-Carel C., Perret E., Astarie-Dequeker C., Lasquellec L., Arnaud B., Ducommun B., Kaplan J. et Hamel C. Nuclear gene MSP1 encoding a mitochondrial dynamin-related protein is mutated in dominant optic atrophy - Nature Genetics, Octobre 2000. 1 Ces neurones prennent aussi le nom de cellules ganglionnaires de la rétine 2 Les mitochondries sont les organites intracellulaires responsables de la production d'énergie Contacts chercheurs : CNRS : INSERM : Contacts presse : CNRS - Département
des Sciences de la vie : CNRS - Délégation
Midi-Pyrénées : INSERM :
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