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Communiqué de presse Un consortium français livre le premier système d'optique adaptative destiné au Very Large Telescope | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Paris, le 3 mai 2001 |
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L'ONERA,
maître d'uvre d'un consortium l'associant au Département
de recherche spatiale (CNRS-Observatoire de Paris) et au Laboratoire d'astrophysique
de Grenoble (CNRS-Observatoire des Sciences de l'Univers de Grenoble-Université
Joseph Fourier) achève le premier système d'optique adaptative
du VLT (Very Large Telescope) développé en collaboration
avec l'ESO (European Southern Observatory). Appelé NAOS (Nasmyth
Adaptative Optics System), ce système quittera dans quelques jours
le hall d'intégration du CNRS à Meudon pour rejoindre le
sommet du Mont Paranal au Chili, où il sera livré à
l'ESO.
L'optique adaptative permet de s'affranchir des effets néfastes de l'atmosphère qui dégradent les images restituées par les télescopes terrestres. C'est une technique simple dans son principe : en pilotant un miroir, dont la surface se déforme sous l'action de moteurs situés sur sa face arrière, on reforme en temps réel l'image optimale de l'objet observé. Une analyse permanente des aberrations du front d'onde incident sert à commander les déformations du miroir. Appliquée aux télescopes de 8 m et plus, existants aujourd'hui, l'optique adaptative permet d'atteindre au sol un pouvoir séparateur jusque la réservé aux seuls télescopes spatiaux. Pour mener à bien le projet NAOS, l'ESO, qui veut doter l'un des quatre télescopes géants du VLT d'un système d'optique adaptative, a choisi comme maître d'uvre l'ONERA, mondialement reconnu pour l'excellence de ses activités en optique et en optronique, et ses partenaires, l'INSU (Institut National des Sciences de l'Univers du CNRS) et sa division technique, l'Observatoire de Paris et l'Observatoire des Sciences de l'Univers de Grenoble. Au delà de la direction du projet, l'ONERA, fédérateur et intégrateur naturel de la recherche dans le domaine aéronautique et spatial, dimensionne le système et en conçoit certains éléments clefs. Les observatoires apportent leurs compétences en optique, en mécanique, en électronique et dans le domaine des détecteurs. Tous cumulent l'expérience déjà acquise dans le cadre d'autres projets d'optique adaptative et de projets spatiaux. De cette collaboration est né NAOS, dans le respect des coûts et des délais. C'est à CONICA, une caméra infrarouge développée par les équipes du Max Planck Institut de Heidelberg et de Garching (Allemagne), que NAOS fournira dans quelques mois sa " première lumière " recueillie par le VLT. Le système entamera alors une carrière de 10 ans au foyer du télescope. Ses performances en très haute résolution angulaire décupleront le pouvoir de détection de CONICA et lui permettront d'atteindre des objectifs scientifiques jusque-là inaccessibles, dans notre système solaire même, mais aussi dans notre Galaxie et au-delà. Née d'une demande de la recherche fondamentale, l'optique adaptative a pu se développer grâce à une collaboration exemplaire avec le milieu industriel. Elle conquiert maintenant d'autres domaines que celui de l'astronomie. C'est ainsi que trois laboratoires de recherche se sont associés pour développer un système d'imagerie in vivo de la rétine humaine, utilisant l'optique adaptative. Les premiers résultats sont attendus fin 2001.
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