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NAOS

Meudon - 3 mai 2001

Au delà de l'astronomie, vers un spectre plus varié d'applications de l'optique adaptative

Après de remarquables réussites en astronomie, l'optique adaptative conquiert aujourd'hui d'autres domaines. C'est une technique qui s'avère très prometteuse, vis à vis des applications nouvelles qui apparaissent.


Contrôler la focalisation des faisceaux laser
En rendant possible la focalisation très précise de faisceaux laser, l'optique adaptative voit s'ouvrir un large champ d'applications potentielles, dont voici quelques exemples :

  • Savoir focaliser très précisément un laser sur une cible, en compensant la turbulence atmosphérique, est un point de passage obligé pour l'utilisation de lasers de grande énergie, à des fins militaires.
  • Mettre au point des procédés industriels nouveaux de soudage ou de découpe par laser. Applicables en premier lieu à la métallurgie, certains de ces procédés pourrait même profiter à des secteurs d'activité très divers.
  • Trouver une alternative aux essais nucléaires est capital pour l'étude, de certains phénomènes de physique fondamentale. Aujourd'hui envisagée à cette fin, la fusion thermonucléaire au moyen d'un laser de très forte puissance (dit laser mégajoule), requiert la meilleure focalisation possible des rayons, afin que le rendement soit élevé. Un système d'optique active doit donc compenser les défauts le long du trajet optique.

    L'imagerie en milieu turbulent ou turbide, de l'astrophysique à la médecine
    En ophtalmologie, l'observation du fond de l'œil pose des problèmes voisins de ceux qu'affronte l'astronome qui observe les étoiles. Il s'agit d'observer de très petits détails à travers un milieu peu propice. En corrigeant les aberrations optiques de l'œil dues à la traversée du cristallin et du corps vitré, l'optique adaptative doit permettre d'observer la rétine avec une très haute résolution. Des progrès très attendus en matière de diagnostic médical, car aujourd'hui la résolution avec laquelle on sait observer le fond de l'œil ne permet de détecter certaines pathologies, qu'à un stade déjà très avancé, donc difficilement guérissable. A la clef donc, l'augmentation considérable des chances de guérison des patients atteints de pathologies rétiniennes, tout en diminuant le coût des soins pour la société.



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    Mél : philippe.chauvin@cnrs-dir.fr
       
    Contact ONERA :
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