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Communiqué de presse Mieux comprendre le rôle de l'océan sur le climat POMME : Les premiers résultats | |||||||||
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Paris, le 23 mars 2001 |
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l'issue de quatre mois et demi d'observations intensives menées
dans le cadre du programme océanographique Pomme (Programme Océan
Multidisciplinaire Méso Echelle) dans l'Atlantique Nord, les scientifiques
du CNRS, du Service hydrographique de la marine (SHOM), de l'Ifremer (Institut
français de recherche pour l'exploitation de la mer) et de Météo
France sont désormais en mesure de communiquer les premiers résultats.
Dans le cadre de ce programme coordonné par l'Institut National
des Sciences de l'Univers - INSU, dont l'objectif est de mieux comprendre
le rôle de l'océan sur le climat, les scientifiques ont réussi
pour la première fois en France à initialiser un modèle
numérique de prévision de l'évolution de la situation
océanique sur une période de 10 jours. Ils ont également
observé des concentrations de chlorophylle parfois importantes
s'étendant au sein des couches d'eau brassées et atteignant
jusqu'à 200 mètres d'épaisseur. Ceci constitue un
résultat tout à fait inattendu qui pourrait avoir un impact
sur le bilan de carbone dans l'océan. L'équipe scientifique
de ce programme aborde désormais la troisième des quatre
campagnes de mesures qui s'achèvera le 8 mai 2001 et dont l'objectif
est de suivre la production de biomasse et de mieux comprendre son rôle
sur le stockage de carbone dans l'océan.
Les nombreuses
données transmises en temps réel par les équipes
embarquées à bord de l'Atalante (navire Ifremer) et du d'Entrecasteaux
(navire SHOM) aux scientifiques restés à terre au Laboratoire
d'études en géophysique et océanographie spatiales
(LEGOS-CNRS/CNES/UniversitéToulouse 3) et au Centre Ifremer de
Brest, associées aux prévisions météorologiques
du Centre Européen de prévision à moyen terme, ont
permis d'effectuer une prévision de l'évolution de la situation
océanique et des couches mélangées sur une période
de 10 jours. Les mesures effectuées dans l'objectif de suivre les différentes étapes de la production de biomasse et son impact sur le carbone ont donné lieu à un résultat inattendu. En effet, les scientifiques ont observé des concentrations de chlorophylle parfois importantes s'étendant au sein des couches d'eau brassées et atteignant jusqu'à 200 mètres de profondeur. Les scientifiques ne s'attendaient pas à rencontrer une pénétration verticale du signal en chlorophylle aussi importante. Les caractéristiques physiologiques de cette biomasse restent à analyser à partir des données récoltées et permettront de mieux comprendre son origine et les conditions associées à sa croissance. Du 3 au 22 février, la production de biomasse n'avait cependant pas encore consommé la majorité des sels nutritifs disponibles dans les couches éclairées du voisinage de la surface et l'on ne pouvait encore parler de situation de floraison printanière. Néanmoins, depuis le 10 mars, des manifestations de floraison ont été observées en plusieurs points du nord du domaine Pomme. Les scientifiques ont effectué au cours de la seconde partie de la deuxième campagne qui vient de s'achever des mesures plus spécifiques qui ont eu pour objectif de mieux comprendre les phénomènes physico-biologiques à des échelles spatiales plus fines. Les équipages de l'Atalante et du d'Entrecasteaux repartent en mer pour la troisième campagne qui se déroule du 21 mars au 8 mai afin d'évaluer la production de biomasse et son impact sur le bilan de carbone.
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