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Les efforts conjoints de chercheurs appartenant à l'entreprise
privée américaine Celera Genomics et à deux consortiums,
l'un américain, l'autre européen comprenant trois laboratoires
français*, viennent d'aboutir au séquençage de la
quasi-totalité du génome de la drosophile Drosophila
melanogaster. Il s'agit d'une étape essentielle dans l'entreprise
génomique mondiale, car cette mouche constitue un modèle
important des processus biologiques en jeu chez les eucaryotes, y compris
les humains. Ces résultats sont publiés dans la revue Science,
du 24 mars 2000.
La mouche drosophile Drosophila melanogaster est l'un des organismes
les plus étudiés en biologie. Elle constitue un modèle
pour les recherches portant sur les processus de biologie cellulaire et
de biologie du développement communs à tous les eucaryotes
supérieurs, y compris les humains. Les efforts conjoints de chercheurs
américains et européens parmi lesquels figurent des chercheurs
du CNRS, ont permis de déterminer la séquence nucléotidique
des 120 millions de paires de bases constituant le génome de la
drosophile. Ce génome ne comporterait que 13 600 gènes,
nettement moins que celui du ver nématode Caenorhabditis elegans,
dont le séquençage est déjà achevé,
mais n'en présente pas moins une diversité fonctionnelle
comparable. La séquence obtenue, bien que présentant encore
quelques lacunes, est d'une précision et d'une continuité
suffisantes pour être considérée comme complète
et permettre déjà le début de l'analyse de la structure
du génome, ainsi que l'annotation et l'interprétation préliminaires
des gènes.
*Centre national de séquençage, Evry
; laboratoire " Recombinaisons génétiques " (CNRS-Rennes) ; Institut de
génétique humaine (CNRS- Montpellier).
Référence :
Adams M. D. et al. 2000. The genome sequence of Drosophila melanogaster,
Science, 287, 2185-2195.
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