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Communiqué de
presse commun CEA-CNRS
Depuis les années
70, il a été établi que notre galaxie est plongée
dans un "halo" de matière obscure, dont la masse totale
est une dizaine de fois celle de toutes les étoiles visibles en
son sein. Préciser la nature de cette matière obscure est
aujourd'hui l'un des objectifs les plus importants de la cosmologie. De
nouvelles conclusions sont apportées par la collaboration EROS,
qui regroupe des chercheurs du CEA et du CNRS.
Au cours de ces dernières années, les physiciens et astrophysiciens
des deux collaborations MACHO et EROS, ont découvert, en mesurant
nuit après nuit la luminosité de dizaines de millions d'étoiles
appartenant au Grand et au Petit Nuage de Magellan, quelques étoiles
qui subissaient un effet de microlentille gravitationnelle, mettant en
évidence le passage d'un objet céleste sombre sur leur ligne
de visée.
Une interprétation possible de ces événements, suggérée
il y a trois ans par les chercheurs de la collaboration MACHO, était
que le halo de matière noire qui entoure notre galaxie pourrait
être entièrement constitué de ces objets sombres.
Dans ce cas, compte tenu des durées des événements
observés, une estimation de la masse de ces objets obscurs se situerait
quelque part entre la masse du Soleil et le dixième de celle-ci.
Les équipes de la collaboration EROS viennent d'annoncer dans deux
congrès, d'abord en août à Boston aux Etats-Unis (Gravitational
Lensing : progress and future goals), puis actuellement à Paris
(Topics in Astroparticule and Underground Physics, TAUP), que cette interprétation
n'est plus quantitativement viable, car au moins trois fois plus d'événements
auraient dû apparaître dans les données accumulées
par ces équipes au cours des trois dernières années
de mesures.
Les observations se poursuivent en vue de préciser l'origine de
ces phénomènes de microlentilles gravitationnelles. Plusieurs
hypothèses sont actuellement explorées. Il semblerait que
certains des événements observés proviennent d'étoiles
normales, de faible masse, situées au sein même des deux
Nuages de Magellan.
Contacts scientifiques
:
CNRS, Lydia Iconomicou-Fayard
Tél. 01 64 46 84 47
CEA, Michel Spiro
Tél. 01 69 08 23 86
Contact presse :
IN2P3 / CNRS, Geneviève Edelheit
Tél. 01 44 96 47 60
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