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Communiqué de presse
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Les publications sont la production visible de la recherche fondamentale. La bibliométrie, technique de comptage des publications, permet de mesurer cette production et donc les résultats des activités de recherche d'un organisme. Au CNRS, ces travaux sont réalisés par l'Unité d'indicateurs de politique scientifique (UNIPS) qui travaille en liaison avec divers organismes de recherche et en coordination avec l'Observatoire des sciences et des techniques (OST). Les études portent sur les seules sciences de la matière et les sciences de la vie. En effet, il reste pratiquement impossible d'utiliser les outils bibliométriques pour les sciences humaines et sociales du fait de la faible internationalisation de ces disciplines et de l'absence de référentiels globaux qui permettent la comparaison de grands ensembles de données.
Les laboratoires du CNRS représentent 70% de l'impact total des publications françaises pour l'ensemble des six domaines qui les concernent directement (physique 80%, sciences de l'ingénieur 63%, chimie 83%, sciences de l'univers 85%, biologie fondamentale 59% et biologie appliquée - écologie 50%). Cet indicateur s'est légèrement érodé entre 1990 et 1998 (de 71% à 69%), en raison notamment de la baisse sensible en biologie fondamentale (de 60% à 57%). Ce poids correspond à environ 5% de la production mondiale : le CNRS est à lui seul un acteur majeur sur la scène internationale (seuls quatre pays ont une production plus importante que le CNRS dans ces six domaines scientifiques : les Etats-Unis, l'Allemagne, le Royaume-Uni et le Japon). Le poids en impact total des laboratoires du CNRS dans l'Europe des 15 est resté stable au cours de la période étudiée : le CNRS et l'Europe ont crû au même rythme. L'impact
moyen des publications des laboratoires CNRS est nettement plus élevé
que celui des publications mondiales : 1,13 contre 0,98 en 1997/98 (si
on omet la recherche médicale, qui n'est pas dans la vocation du
CNRS). Ceci se vérifie pour chacun des six domaines qui les concernent
directement. Cet impact dépasse celui de grands pays de recherche
comme le Royaume-Uni, l'Allemagne ou le Japon. Seuls les Etats-Unis le
surclassent. Sur l'ensemble des publications mondiales, la biologie fondamentale a vu son poids augmenter de 26,7% à 29,2%, principalement au détriment de la chimie. A contrario, pour les laboratoires du CNRS, il a relativement baissé pendant la période 1990 - 1998. Le poids des co-signatures internationales dans les publications des laboratoires du CNRS, qui est une approche des collaborations internationales, s'est accrû de manière très importante, passant de 30,5% à 41,9% (57,3% pour les sciences de l'univers). On constate une baisse de la part des Etats-Unis dans ces collaborations au profit de l'Europe des 15. Quoique plus faible, on constate également un accroissement régulier des co-signatures avec des industriels, de 3,8% à 4,2%.
On considère comme "publication des laboratoires du CNRS" toute publication dont l'un des signataires, CNRS ou non, relève d'une unité soutenue et évaluée par le CNRS (laboratoire propre, mixte, associé…). L'UNIPS a utilisé une méthode de pondération des articles par les impacts des périodiques dans lesquels ils paraissent. L'impact d'une publication fait référence au nombre moyen de citations dans les articles de la revue dans laquelle elle a paru.
Contact
UNIPS (Unité d'indicateurs de politique scientifique) : Contact presse
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