![]() |
|
Conférence
de presse |
|
Le groupement de recherche Le groupement de recherche (GDR) "Prothèses auditives : fonctions psychobiologiques et psychosociologiques" a pour objectif d'étudier les conséquences chez les malentendants de la mise en place d'un appareillage auditif. Il associe les compétences de cinq équipes de recherche du CNRS et d'industriels et professionnels de la prothèse auditive (Siemens, Oticon, Phonak, CCA Groupe, Entendre) La création de ce GDR revêt un triple intérêt :
Médical
: En France, environ 5 millions de personnes souffrent de surdité.
La réhabilitation par prothèse auditive constitue l'un
des traitements les plus adaptés de la perte auditive non curable
chirurgicalement ou médicalement, en raison notamment du vieillissement
de la population et par conséquent de l'augmentation quantitative
du nombre de cas de presbyacousie (affaiblissement de la sensibilité
auditive due à l'âge) pouvant bénéficier
d'une audioprothèse.
Economique
: Les Français bénéficient cependant peu des prothèses
auditives : le taux d'appareillage en France est de 1 appareil pour
319 personnes contre 1 appareil pour 120 en moyenne en Europe. Parmi
les explications proposées pour expliquer ce retard, il apparaît
que la prothèse est perçue comme synonyme de vieillissement
mais aussi qu'elle est coûteuse, insuffisamment prise en charge
par la Sécurité sociale et qu'elle paraît peu efficace
en raison d'une image passéiste (le sonotone, la "prothèse
qui siffle"). Or, les prothèses disponibles actuellement
relèvent d'une technologie sophistiquée dotée d'outils
numériques.
Scientifique
: L'existence de performances perceptives, cognitives et sociales modifiées
après la mise en place d'un appareillage auditif est signalée
par les professionnels et les cliniciens. Le patient appareillé
constitue un modèle de plasticité cérébrale
fonctionnelle (réorganisations fonctionnelles du cerveau, d'une
part après une perte auditive, d'autre part après réhabilitation
auditive par une prothèse), mais la littérature scientifique
reste pauvre dans ce domaine.
Le GDR "Prothèses auditives" a pour but d'étudier, chez les malentendants appareillés, l'évolution des performances auditives, de la compréhension, de la mémoire, de l'attention, ainsi que des modifications psychosociales et psychopathologiques. Les outils utilisés seront ceux de la psychologie cognitive, de la psychoacoustique et de l'imagerie cérébrale fonctionnelle. Ce projet scientifique implique une collaboration étroite entre les équipes de recherche et les industriels. Il est créé pour une durée de quatre ans. Son budget est de 15400 kF HT dont 11400 kF HT sont pris en charge par le CNRS et les Universités et 4000 kF HT par les industriels et les professionnels de la prothèse auditive. Le GDR "Prothèses auditives" est dirigé par Lionel Collet, directeur du laboratoire Neurosciences et systèmes sensoriels (CNRS/Université de Lyon 1).
|
|
|
|