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Communiqué de presse Identification d'un récepteur moléculaire impliqué dans la thrombose artérielle | |||
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Paris, le 11 janvier 2001 |
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Des
chercheurs du Laboratoire de pathologie cellulaire de l'hémostase
(CNRS-Université Bordeaux 2-CHU de Bordeaux), en collaboration
avec des chercheurs américains d'une compagnie de biotechnologie,
Cor Therapeutics, et une équipe de l'université de Californie
à San Francisco, viennent de publier dans la revue Nature la caractérisation
moléculaire d'un récepteur de l'adénosine diphosphate
(ADP), essentiel à la fonction plaquettaire et fortement impliqué
dans la thrombose artérielle. Ces travaux devraient déboucher
à terme sur des traitements plus efficaces chez les patients présentant
des risques de thrombose.
L'utilisation de traitements anti-plaquettaires a montré son efficacité pour éviter la survenue d'accidents de thrombose chez les patients atteints de maladies cardiovasculaires. Parmi ces traitements, le médicament actuellement le plus utilisé est l'aspirine. Toutefois, l'action de celle-ci a des limites. Pour assurer une protection plus importante, de nouveaux médicaments sont en cours de conception. Ils utilisent les découvertes des mécanismes de fonction des plaquettes sanguines. En particulier, l'identification des récepteurs responsables de l'attachement des plaquettes entre elles a permis le développement d'inhibiteurs spécifiques, actuellement utilisés en cardiologie dans les situations aiguës, en particulier lors d'interventions sur les coronaires. Une autre stratégie consiste à rendre insensibles les plaquettes, par inhibition des récepteurs de l'activation plaquettaire dans la circulation sanguine. Un des activateurs essentiels est une substance soluble, l'adénosine diphosphate (ADP), dont la concentration est accrue au niveau des lésions vasculaires où les plaquettes s'accumulent. C'est
cette dernière voie qu'ont exploré les chercheurs du Laboratoire
de pathologie cellulaire de l'hémostase (CNRS-Université
Bordeaux 2-CHU de Bordeaux) dirigé par Alan Nurden à Bordeaux,
associés à ceux de la compagnie de biotechnologie Cor Therapeutics
et à une équipe de l'université de Californie à
San Francisco. Les chercheurs américains ont cloné et séquencé
le nouveau récepteur qui a été exprimé dans
des systèmes permettant sa caractérisation pharmacologique.
Quant aux chercheurs français, dont l'équipe dirigée
par Paquita Nurden est installée au sein de l'Hôpital cardiologique
de Pessac, l'environnement clinique leur a permis d'identifier et d'étudier
une nouvelle pathologie plaquettaire héréditaire rare. Ces
travaux ont conduit à la caractérisation initiale du récepteur
et ainsi à la confirmation de son rôle physiologique. Ces
résultats font l'objet d'une publication dans la revue Nature
du 11 janvier 2001.
Contact
chercheur : Contact département
Sciences de la vie : Contact presse
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