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Communiqué de presse Une nouvelle interprétation de l'usage des outils en os par les premiers hominidés africains | |||
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Paris, le 16 janvier 2001 |
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Francesco d'Errico, chercheur au CNRS - Institut de Préhistoire et de Géologie du Quaternaire (CNRS - Ministère de la culture - université de Bordeaux 1 ) et Lucinda Backwell, chercheuse sud-africaine de l'université de Witwatersrand ont découvert que les premiers hominidés africains utilisaient des outils en os pour fouiller des termitières. Ces résultats constituent une nouvelle interprétation de l'usage de ces outils en os. Ils ont pu être obtenus grâce à l'analyse microscopique et l'analyse d'image des usures laissées sur la pointe des outils par leur utilisation. Ces travaux sont publiés dans Proceedings of the National Academy of Sciences, mardi 16 janvier 2001. Depuis plus d'un siècle, les archéologues essaient de savoir quel était l'usage des outils en os les plus anciens, par quel type humain ils étaient utilisés et à quelle époque. Les résultats de recherche de Francesco d'Errico et Lucinda Backwell apportent ainsi quelques éléments de réponse à ces questions. Une
étude antérieure menée par un chercheur sud-africain,
Bob Brain, et une chercheuse américaine, Pat Shipman, avait proposé
une interprétation selon laquelle les premiers hominidés
se servaient de ces outils pour chercher des tubercules. Ces outils avaient
été retrouvés sur trois sites d'Afrique du Sud (Sterkfontein,
Swartkrans et Drimolen) où la présence d'hominidés
avait été établie. L'analyse isotopique des restes d'Homo habilis et d'australopithèque robuste pourrait permettre d'identifier lequel de ces deux hominidés a utilisé ces outils. L'australopithèque robuste a été traditionnellement considéré comme une espèce avec une alimentation frugivore. Des analyses récentes ont néanmoins montré une proportion relativement élevée de carbone C4 dans les os de ces deux espèces. Le carbone C4 peut être absorbé au cours d'une alimentation composée d'herbivores mangeurs de plantes de savane et également de termites se nourrissant des mêmes plantes. Cela signifie que l'Homo habilis et l'australopithèque robuste ou l'une de ces deux espèces se nourrissaient de termites. Des analyses isotopiques des différentes espèces de termites pourront peut-être permettre d'identifier l'utilisateur de ces outils. Référence
: Contact
chercheur : Contact département
des Sciences de l'homme et de la société : Contact presse
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