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Présentation
Les missions de la DERCI
La Direction Europe de la recherche et coopération internationale (DERCI) met en œuvre et valorise la politique de collaboration européenne et internationale du CNRS. Portail d’entrée unique des partenaires institutionnels français et étrangers pour les actions internationales du CNRS, la DERCI assure les missions suivantes :
- dégager des priorités thématiques et géographiques, d’établir des collaborations « gagnant-gagnant » et structurer les partenariats
- faire des actions internationales du CNRS un outil important d’attractivité et de visibilité de la recherche française à l’étranger
- améliorer la concertation avec les autres organismes, les universités et les alliances et mutualiser les moyens avec ces partenaires, pour proposer des actions coordonnées aux niveaux européen et international.
La stratégie du CNRS à l’international
Le rayonnement du CNRS à l’international
Le CNRS jouit d’une grande notoriété à l’étranger, qui se traduit notamment par plusieurs centaines d’actions structurantes formalisées avec ses partenaires internationaux. On compte également environ 55 000 missions annuelles dans le monde. Autre marqueur de cette notoriété, plus de 200 chercheurs mènent chaque année des recherches pour un an ou plus dans des établissements à l’étranger (MAD ou personnels affectés). Les co-publications avec des partenaires internationaux sont un autre indicateur de l’activité internationale. Elles représentent plus de la moitié des publications du CNRS.
L’attractivité du CNRS
Chaque année, une cinquantaine de délégations officielles sont reçues au CNRS, preuve de l’intérêt que ses partenaires internationaux portent non seulement à ses laboratoires, mais aussi à son organisation de la recherche et à sa gouvernance. L’ouverture du CNRS aux recrutements internationaux est par ailleurs significative. Ainsi, 31,6 % des chercheurs recrutés en 2011 sont de nationalité étrangère.
Les outils de coopération pour l’international
Les outils de coopération internationale du CNRS proposent plusieurs niveaux de structuration :
- Les conventions bilatérales établies par le CNRS permettent d’organiser la mobilité des chercheurs pour la mise en place de nouvelles collaborations.
- les projets internationaux de coopération scientifique (PICS) financent des actions entre des équipes ayant déjà établi des liens à travers des publications communes ou des co-encadrements d’étudiants.
- Les laboratoires internationaux associés (LIA) établissent la collaboration autour d’un projet commun, le plus souvent entre une ou plusieurs équipes françaises et un partenaire principal à l’étranger. Ils préfigurent parfois la création d’une unité mixte internationale.
- Les groupements de recherche internationaux (GDRI) permettent la mise en réseau d’équipes de deux ou plusieurs pays autour d’un projet scientifique commun.
- L’unité mixte internationale (UMl), véritable laboratoire conjoint, confère le même statut que celui d’une UMR en France. Les UMI sont le plus souvent adossées à un ou plusieurs laboratoires français constituant une « UMI miroir ». Par ailleurs, le CNRS est partenaire du ministère des Affaires étrangères (MAE) dans 27 Unités mixtes - Instituts français à l’étranger (UMIFRE).
Initiés sur la base de propositions de chercheurs, les projets de collaboration sont soumis à un processus de sélection au sein des instances du CNRS, et en dialogue avec les partenaires internationaux.
La participation du CNRS aux programmes européens
Le CNRS est un acteur majeur de la construction de l’Espace européen de la recherche et donc un contributeur fort au processus d’intégration européenne. Il participe aux cinq grands programmes de recherche de la Commission européenne avec laquelle il a signé plus de 900 contrats depuis le début du 7e Programme-cadre de recherche et développement (PCRD). Notamment dans le cadre de l’European Research Council (ERC), les résultats des chercheurs français aux appels « Starting Grants », « Advanced Grants » et « Proof of Concept » ont permis au CNRS de conforter sa place de premier hébergeur européen. Le CNRS a aussi pris part au nouvel appel à projets « Synergy » lancé en 2012 qui vise à financer des projets interdisciplinaires. Le CNRS participe également activement aux programmes de coopération internationale proposés par la Commission européenne (programmes INCO).
Quelques grands programmes interdisciplinaires et multilatéraux
Le projet MISTRALS (Mediterranean Integrated STudies Regional And local Scales) est un chantier décennal d’observations et de recherches interdisciplinaires dédié à la compréhension du fonctionnement du bassin méditerranéen, aux changements de la planète, naturels et anthropiques. Il a pour objectif ultime de proposer des scénarios sur l’évolution des conditions d’habitabilité dans cette éco-région, et de préconiser des mesures d’atténuation et d’adaptation qui permettraient d’optimiser celles-ci. Coordonné par le CNRS et l’IRD, MISTRALs réunit aujourd’hui environ 300 chercheurs français et autant de scientifiques étrangers.
Le Programme franco-chinois pour l’environnement et le développement durable (SEED), proposé par le CNRS, a pour objectif de mettre en place une plateforme de ressources, d’échanges et d’expertise pour la coopération franco-chinoise dédiée à l’environnement et au développement durable. Il s’appuie sur les acquis du programme interdisciplinaire Chine-INEE qui s’est développé depuis 2008 entre le CNRS et la Chinese Academy of Sciences (CAS). Il souhaite fédérer l’ensemble des acteurs français pour accroître la visibilité des initiatives franco-chinoises dans les domaines de l’écologie urbaine et de l’environnement, de la biodiversité et de l’ingénierie écologique, des ressources côtières et de la gestion du littoral, des ressources hydriques et de la gestion de l’eau. Aujourd’hui, plus de 100 chercheurs appartenant à six instituts du CNRS ont participé à cette initiative.
Les programmes « Frontiers of Science and Engineering visent à établir un dialogue interdisciplinaire entre de jeunes chercheurs brillants (de moins de 45 ans), afin de leur donner l’occasion de se projeter au-delà de leurs propres travaux. Ce dialogue doit permettre de faire germer de nouvelles idées de recherche, de susciter de nouvelles approches de la recherche, et de créer des liens entre chercheurs qui constitueront la base nécessaire et solide de futures collaborations. Créés en 1989 aux États-Unis, les symposia FoS ont été lancés en France avec le Japon en 2007 ; avec Taïwan et les États-Unis en 2008. La France a également lancé en 2010 un programme FoE avec le Japon.
