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Les spécificités de la biodiversité urbaine

16 novembre 2010

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Avec le recul de l’usage des pesticides, le hérisson s’observe à nouveau dans les parcs et jardins périphériques. Des corridors écologiques lui permettraient de cheminer jusqu’au cœur des villes. © G. Bontemps / Mairie de Paris

La biodiversité urbaine peut intégrer dans son fonctionnement les espèces exotiques et domestiques mais elle est définie surtout par les espèces "sauvages". Les plantes et les animaux rentrent dans la ville au fur et à mesure que l’on y crée des habitats plus naturels. Même si certaines espèces s’adaptent à ce nouveau milieu comme par ex. le faucon crécerelle, les espèces les plus fréquentes en ville sont généralistes, c’est-à-dire qu’elles sont capables de se maintenir dans une grande variété de milieux. Les espèces qui peuvent se déplacer facilement y sont les plus nombreuses (oiseaux, plantes à dispersion par le vent) mais beaucoup s’accommodent mal des contraintes urbaines (pollution, lumière, dérangement…) et d’une faible disponibilité des ressources (alimentation, abris). Une biodiversité urbaine, même si elle est "ordinaire", peut participer à la conservation des espèces d’une région.

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Le Faucon crécerelle niche maintenant dans de nombreuses villes européennes. Il a modifié son alimentation : les micromammifères (mulots, campagnols…) y sont remplacés largement par des moineaux. © G. Bontemps / Mairie de Paris