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L’acidification des océans

16 novembre 2010

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Le ptéropode Limacina helicina joue un rôle important dans la chaîne alimentaire et le fonctionnement de l’écosystème marin arctique. Cet escargot construit sa coquille à une vitesse 30% plus faible lorsqu’il est maintenu au niveau d’acidité attendu pour 2100. © C. Maier/LOV

Les conséquences liées à l’utilisation des combustibles fossiles en termes de réchauffement climatique n’ont échappé à personne. L’acidification des océans est une autre conséquence, souvent méconnue, de l’émission de dioxyde de carbone (CO2). Environ le quart du CO2 émis est absorbé par les océans, qui contribuent donc à modérer le réchauffement global. Sans les océans, la quantité de CO2 dans l’atmosphère et ses conséquences sur le climat seraient beaucoup plus importantes que celles qui sont observées et prévues. La dissolution du CO2 dans l’eau de mer entraîne une augmentation de son acidité (d’où le terme « acidification ») et une diminution de la concentration d’ions carbonates (CO32-), une des briques utilisées par de nombreux organismes marins pour fabriquer leur squelette ou coquille calcaire (coraux, mollusques…).

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Une diminution de calcification de 50% a été mesurée chez le corail d’eau froide Lophelia pertusa. Les communautés coralliennes d’eaux froides abritent un grand nombre d’espèces. Une diminution de la croissance des coraux constructeurs par l’acidification des océans peut menacer l’existence même de ces édifices. © CNRS Photothèque/S. Comeau/LOV