Accueil du site > La biodiversité




Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS


Hotspots

16 novembre 2010

La Nouvelle-Calédonie, sanctuaire des espèces rares et endémiques

JPEG - 62.1 ko
© Conservation International

Situé dans le Pacifique Sud, ce territoire français possède le 2e plus vaste ensemble récifal du monde, une flore riche de plus de 3 000 espèces, une faune terrestre et marine très diversifiée avec 2 000 espèces de poissons marins, 90 espèces de reptiles et 175 espèces d’oiseaux, menacés par les changements globaux, en particulier climatiques. Un programme d’évaluation et de révision du statut de conservation de plusieurs groupes d’organismes vivants a été mis en place suite à la destruction et au morcellement des habitats (70 % des habitats originels ont disparu) ainsi qu’à la prolifération des espèces envahissantes.

La Fondation Veolia soutient, aux côtés de l’ONG Conservation International, un programme de préservation de la biodiversité exceptionnelle de la Nouvelle-Calédonie, avec pour objectif la création d’une base de données des espèces rares menacées, l’identification de sites clés, puis la définition d’une stratégie de conservation. Ce partenariat se poursuit au Brésil, pour conserver le récif corallien des Abrolhos, récemment découvert.

Sauver un écosystème d’exception : l’archipel Madrean

JPEG - 35.8 ko
Ses îlots montagneux entourés de vastes prairies désertiques se trouvent à la croisée de plusieurs systèmes géographique : deux zones climatiques (tempérée et subtropicale), deux chaînes de montagnes (les Montagnes rocheuses et la Sierra Madre occidentale) et enfin deux déserts (le Sonoran et le Chihuahuan). Un "point chaud" ou "hotspot" est une zone où les espèces sont à la fois très nombreuses et particulièrement menacées. © C. Hedgcock

Situé à la frontière entre l’Arizona, le Nouveau Mexique et le Mexique, l’archipel Madrean de par sa localisation très particulière a généré l’émergence d’une diversité géologique et biologique tout à fait remarquable. Mais la richesse naturelle nichée dans ses rivières, ses vallées et ses petites montagnes a été détruite en très grande partie par les activités humaines. Les scientifiques ont mesuré qu’environ 86 % de la végétation avait déjà disparu dans cette région.

Pour enrayer ce phénomène de destruction d’un écosystème à la fois exceptionnel et très fragilisé, l’ONG Sky Island Alliance, soutenue par des agences gouvernementales, des universités, des fondations dont la Fondation Veolia Environnement a lancé un vaste programme de protection et de restauration de l’environnement. Le projet MABA (Madrean Archipelago Biodiversity Assessment) a ainsi pour objectif général de développer les connaissances scientifiques, mener des actions de restauration et sensibiliser la population et les acteurs locaux.

Protéger l’exceptionnel patrimoine naturel des îles Eparses

JPEG - 40.9 ko
© Fondation Veolia Environnement/S. Gelabert

Territoire d’outre-mer, les Terres Australes et Antarctiques Françaises (Taaf) - qui incluent notamment les îles Kerguelen, la Terre-Adélie et les six îles Eparses localisées dans l’Océan Indien – représentent un immense désert maritime et terrestre. Dans la zone tropicale, les îles Eparses sont considérées comme des « sanctuaires océaniques de la nature primitive ». Très peu habitées, elles subissent toutefois des menaces environnementales qui nécessitent d’ambitieux programmes de protection de leur biodiversité.

L’administration des Taaf veille de très près au respect de ces « sanctuaires » et agit efficacement pour les protéger. Dans cette optique, les Taaf et la Fondation Veolia Environnement ont défini les modalités d’un partenariat durable et d’un programme d’actions pour évaluer plus précisément et préserver la biodiversité des îles Eparses. Ce partenariat se déploie autour de deux axes stratégiques : la protection des récifs coralliens des îles et la préservation de la biodiversité terrestre et marine de l’île Juan de Nova, l’une des plus marquées par la présence humaine.