Le microbiote des larves de moustiques joue un rôle dans la capacité des insectes adultes à transmettre des pathogènes humains

Biologie
Environnement

Des chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS, en collaboration avec des équipes de l'IRD, de l'Université Claude Bernard Lyon 1 1 et du CIRMF au Gabon, viennent de démontrer que l'exposition à différentes bactéries au cours du développement des larves de moustiques (Aedes aegypti) se répercute sur leur aptitude à devenir vecteurs d'arbovirus au stade adulte.

  • 1. Les laboratoires français impliqués sont : le laboratoire Hôtes, vecteurs et agents infectieux : biologie et dynamique (CNRS/Institut Pasteur), le laboratoire Maladies infectieuses et vecteurs : écologie, génétique, évolution et contrôle (CNRS/IRD/Université de Montpellier) et le laboratoire Écologie microbienne (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/Inra/Vetagro Sup).

Ces résultats apportent la première preuve empirique que le microbiote larvaire peut influencer l'aptitude d'un moustique adulte à transmettre des pathogènes humains. Cette étude, publiée dans le journal scientifique Science Advances le 16 août 2017, représente une étape importante vers une meilleure connaissance du rôle joué par l'environnement dans le risque de maladies à transmission vectorielle.

Bibliographie

Carryover effects of larval exposure to different environmental bacteria drive adult trait variation in a mosquito vector.. Laura B. Dickson, Davy Jiolle, Guillaume Minard, Isabelle Moltini-Conclois, Stevenn Volant, Amine Ghozlane, Christiane Bouchier, Diego Ayala, Christophe Paupy, Claire Valiente Moro and Louis Lambrechts.Science Advances, 16 août 2017. Consulter le site web
 

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