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RA2012

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Cap sur le nouveau paysage français de la recherche La nouvelle stratégie territoriale du CNRS s’est concrétisée en 2012 avec la signature en Aquitaine de la première convention quinquennale de site entre le CNRS et les établissements d’enseignement supérieur et de recherche aquitains. Une nouvelle forme de contractualisation qui accompagne l’émergence de pôles régionaux à visibilité mondiale et marque une étape décisive dans le remodelage du paysage français de la recherche. Initiatives d’excellence (Idex), Instituts d’excellence sur les énergies décarbonées (IEED), Instituts de recherche technologique (IRT), Sociétés d’accélération du transfert de technologie (SATT)… La communauté scientifique française, CNRS en tête, s’est fortement mobilisée afin de répondre aux appels à projets du Programme Investissements d’avenir (PIA). L’établissement est d’ailleurs associé au niveau national à 90 % des Laboratoires d’excellence (Labex) labellisés. D’une enveloppe totale de vingt-trois milliards d’euros, les projets du PIA ont amené chaque site à réfléchir sur ses priorités, ses domaines de compétence et son coeur d’expertise. Dans le même temps, l’environnement de la recherche a fortement évolué  : les Établissements d’enseignement supérieur et de recherche (EESR) se sont vu confier des responsabilités nouvelles et jouissent d’une autonomie accrue dans la gestion de leur politique scientifique. « Ces mutations poursuivent un objectif commun : créer sur un territoire cohérent des pôles scientifiques de stature internationale afin d’attirer les meilleurs étudiants, les meilleurs enseignants et les meilleurs chercheurs, souligne Joël Bertrand, directeur général délégué à la science. Pour atteindre cet objectif, il se révèle indispensable de décloisonner les disciplines en raisonnant à l’échelle d’un site et non plus de chaque établissement. » Une évolution qui s’inscrit pleinement dans la volonté affichée par l’État de favoriser la mutualisation et les effets de seuil. Un nouveau conventionnement pour… Cette nouvelle donne a conduit le CNRS à reconsidérer ses processus de conventionnement avec les EESR. L’idée ? Passer d’une contractualisation bilatérale avec chaque établissement – ce qui fut la règle jusqu’en 2012 – à une convention de site réunissant l’ensemble des acteurs d’un même territoire de recherche et permettant de développer une politique scientifique partagée, homogène et interdisciplinaire. De surcroît, cette politique s’inscrit pleinement dans la vision européenne et internationale de la recherche que privilégie le CNRS. « Cette mutualisation des outils ne traduit aucunement une quelconque régionalisation du CNRS, car sa plus-value dans un tel partenariat est bien liée à sa dimension nationale, prévient Jean-Noël Verpeaux, directeur de la Direction d’appui à la structuration territoriale de la recherche (DASTR). Elle participe d’une approche Investissements d’avenir, An 3 ----------------------------------------------------------------------------------------------------- Le programme Investissements d’avenir contribue à la construction de grands sites de formation, de recherche et d’innovation de rang mondial, en finançant sur une période de dix ans des projets pluridisciplinaires, ambitieux et novateurs, devant susciter un effet d’entraînement durable. Les projets sélectionnés en 2011 et 2012 ont permis de conforter la dynamique de structuration territoriale du CNRS et de renforcer le partenariat entre l’organisme et les établissements universitaires. Il s’avère que les projets sélectionnés par les jurys internationaux sont principalement répartis sur des sites où le CNRS est déjà très présent : ainsi, si l’on compare la carte des projets de recherche retenus et financés dans le cadre des IA (notamment Labex et Equipex) et celle de l’implantation des laboratoires liés à l’organisme sur le territoire national, on constate une très forte similitude qui illustre bien le maillage territorial exercé par le CNRS et ses unités mixtes avec les établissements universitaires, au-delà de son implication dans les Idex. L’année écoulée a également été marquée par le développement de Ginkgo, un nouvel outil d’information, de gestion et d’aide au pilotage des projets sélectionnés dans le cadre des IA. Première application du système d’information du CNRS réalisée en méthodologie agile, c’est-à-dire selon une approche itérative et incrémentale, au plus proche des besoins de l’ensemble des acteurs métiers, Gingko est évolutif et s’intègre parfaitement au système d’information existant. Son objectif ? Suivre l’exécution scientifique et administrative des IA, établir des bilans consolidés des actions menées par site, thématique, partenaire, délégation ou institut et fournir à la direction du CNRS un outil de pilotage et d’aide à la décision, notamment dans le cadre des politiques de site. De quoi offrir une réelle vision d’ensemble, pour une meilleure réactivité dans les menées opérationnelles. 8 Une année avec le CNRS 2012


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