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RA2012

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------férents EESR, identifie les domaines – le plus souvent interdisciplinaires Trois questions à… Alain Boudou, président du Pres Université de Bordeaux ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Pourquoi vous êtes-vous engagé dans cette convention de site ? Le CNRS a toujours été pour nous un partenaire précieux. Les derniers exemples en date sont bien sûr l’Idex, les Labex et les autres opérations du programme Investissements d’avenir. Nous nous rencontrons d’ailleurs très régulièrement dans le cadre du suivi de ces projets. L’idée était donc simple : renforcer les liens existant entre les universités d’Aquitaine et le CNRS, afin que ces entités fondamentalement complémentaires travaillent encore mieux ensemble. Le Pres que je représente ne pouvait donc qu’être extrêmement favorable à cette initiative à la fois novatrice et porteuse de sens. Quels sont à vos yeux les points-clés de ce nouveau partenariat ? Il marque la volonté claire de mutualiser nos moyens financiers, humains, administratifs, techniques au 10 Une année avec le CNRS 2012 profit d’objectifs communs. En ces temps budgétaires difficiles, l’heure du saupoudrage est finie. On ne peut plus mener de politique de recherche ambitieuse sans une gouvernance partagée, objectif innovant que le chantier de la Nouvelle Université de Bordeaux a totalement intégré. Quelles seront les prochaines étapes ? Nous allons nous atteler de concert au déploiement concret de notre stratégie en matière de choix d’axes de recherche et de portage des projets européens. Nous envisageons notamment de mettre en place une structure mutualisée dédiée à l’international, tant cette dimension revêt désormais une importance primordiale pour notre visibilité et notre avenir. scientifiques référents » (DSR), qui sont également directeurs de l’un des dix instituts, assurent cette mission auprès des partenaires sur chaque territoire en étroite coopération avec les délégués régionaux.  » L’animation des politiques scientifiques territoriales ne se limite pas au processus de conventionnement. Le CNRS entend en effet participer activement à leur pilotage. C’est ainsi qu’il a développé, par exemple, des Projets exploratoires premier soutien (PEPS) de site. « L’établissement joue un rôle moteur dans la mise en place de ces programmes courts et à risques qui nécessitent la convergence de plusieurs disciplines, précise Jean-Noël Verpeaux. Une importante vague d’appels à projets a d’ailleurs été lancée en 2012 par la Mission pour l’interdisciplinarité afin de favoriser le développement d’idées nouvelles à l’interface de plusieurs disciplines et de contribuer à la structuration de ces territoires de recherche en construction. » Des conventions bien encadrées Les conventions sont élaborées en commun avec les acteurs du territoire à partir d’une trame-type et personnalisées en fonction des compétences, de l’identité et des priorités de chaque site. Leur contenu traduit deux objectifs majeurs. Il explicite tout d’abord les grandes lignes de la politique scientifique partagée par le CNRS et ses partenaires locaux. Il offre également un cadre réglementaire aux différentes structures opérationnelles de recherche concernées, en particulier les unités mixtes de recherche (UMR). Chaque convention se compose d’un texte principal à caractère stratégique qui situe le partenariat entre le CNRS et les dif – qui en forment le coeur et détaille les aspects scientifiques, techniques et administratifs de sa mise en oeuvre. Le document met aussi l’accent sur les enjeux-clés et les opérations structurantes qui caractérisent le conventionnement. Il aborde les questions relatives aux moyens – ressources humaines et financières – et anticipe celles relevant de la propriété intellectuelle. Les perspectives de coopération européenne et la dimension internationale du site font elles aussi l’objet d’une attention toute particulière. Les annexes traitent des aspects réglementaires, répertorient les structures qui font l’objet du partenariat et listent les unités mixtes de recherche ainsi que les personnels qui y sont affectés. L’Aquitaine en pionnière La mise en place du programme Investissements d’avenir a quelque peu retardé le calendrier initial de signature des conventions de site. Le nouveau calendrier a été établi en concertation avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui s’inscrit également dans un processus de contractualisation de site. L’élaboration d’une stratégie à l’échelle d’un territoire nécessite également du temps, surtout si elle implique nombre d’établissements et se situe à l’interface de plusieurs disciplines. La première convention quinquennale de site a été signée le 4 décembre 2012 à Bordeaux. Elle lie le CNRS au Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (Pres) « Université de Bordeaux » et aux EESR qui le composent – à savoir les universités de Bordeaux I, II, III et IV, l’institut polytechnique de Bordeaux et Sciences Po Bordeaux – ainsi qu’à l’université de Pau et des Pays de l’Adour. Véritable site pilote, l’Aquitaine entend consoli


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