--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Mission : interdisciplinarité En raison de son large champ de compétences, le CNRS se positionne en acteur majeur de la stratégie nationale et de la réflexion internationale sur les grands défis du futur. Pour favoriser cette dynamique transverse, une Mission pour l’interdisciplinarité (MI) a été créée. Sa vocation ? Conduire et animer une réflexion coordonnée afin d’assurer la mise en oeuvre d’une politique de soutien et de renforcement de l’interdisciplinarité. La recherche fondamentale est souvent en première ligne pour relever les défis conceptuels, technologiques et industriels posés par les grands enjeux de société qui touchent au développement économique autant que social. Mais pour mener à bien une telle démarche, il faut avoir la capacité – sur des décennies – de puiser en continu des idées nouvelles dans un réservoir riche et dense de recherches originales à un niveau international. Premier organisme français de recherche fondamentale trans, multi et interdisciplinaire, le CNRS est l’un des seuls à être en mesure – via ses unités de recherche, plateformes, systèmes d’observation et d’expérimentation distribués sur toute la planète – de mener des études uniques, dans le temps comme dans l’espace. D’où une dynamique scientifique continuelle, au sein de laquelle une communauté multidisci- plinaire peut être rapidement mobilisée pour intervenir en raison d’une nécessité pressante ou pour répondre à une question sociétale majeure : catastrophes naturelles ou d’origine humaine, nanosciences, transition énergétique… La Mission pour l’interdisciplinarité joue un rôle d’animateur et de coordinateur dans cette mise en oeuvre. Une force de proposition et d’action « À mon sens, l’interdisciplinarité ne se définit pas en soi. Tenter de le faire reviendrait à en limiter de facto le champ d’action. Il ne faut donc pas chercher à l’expliquer, il faut la faire vivre. Notre rôle est de la dynamiser et de la structurer. » Anne Renault, directrice de la Mission pour l’interdisciplinarité, circonscrit d’emblée son champ d’intervention. Un constat clair conforté par Joël Bertrand, directeur général délégué à la science (DGDS) du CNRS : « C’est souvent dans les zones de confluence des sciences que se sont accomplies les plus grandes découvertes. Le CNRS – historiquement positionné sur l’ensemble des disciplines – n’est-il pas le mieux placé pour accompagner ces initiatives pionnières ? » Un rôle de défricheur qui passe par une attention particulière portée aux sujets innovants mais aussi par la volonté de répondre aux besoins sociétaux émergents. La mission a mis en place progressivement sa stratégie en 2012, en lien avec tout le CNRS. Dotée d’un budget d’environ six millions d’euros, elle met en oeuvre une politique de réflexions et de propositions avec l’ensemble des acteurs ayant à conduire ou à accompagner l’interdisciplinarité au sein de l’organisme, en particulier avec les directeurs adjoints scientifiques interdisciplinaires de l’ensemble des instituts du CNRS, réunis dans son comité de pilotage. L’un de ses principaux challenges : produire des concepts et des solutions qui n’auraient pu être obtenus sans une coopération entre les différentes disciplines du CNRS. « Ce qui aboutit soit à la mise en place d’appels d’offres sous forme de grands « défis », soit au lancement de projets plus souples et plus risqués nommés PEPS pour Projets exploratoires premier soutien » résume Anne Renault. « Nous sommes à l’écoute Mieux caractériser pour mieux accompagner ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- L’Observatoire des métiers a initié début 2012 une enquête sur l’accompagnement des chercheurs impliqués dans l’interdisciplinarité. Son objectif ? Mieux les identifier afin de mieux les suivre. L’étude se divise en deux temps. Un premier volet – aujourd’hui achevé – a été consacré à la définition d’indicateurs partagés. Avec en préalable, une délimitation des différentes formes d’interdisciplinarité : coopération, exploitation d’une interface, diffusion ou utilisation de méthodes appartenant à d’autres disciplines, mobilisation de concepts issus de deux champs disciplinaires distincts… Puis, un questionnement sur la variété des parcours vers l’interdisciplinarité : recrutement, curiosité personnelle, démarche collective d’un laboratoire. En troisième lieu, une identification des risques potentiels pour les chercheurs concernés : isolement disciplinaire, technicisation, absence d’espaces de référence. Il est prévu que ces indicateurs soient validés sur le terrain lors de la seconde phase de l’enquête qui sera consacrée à des entretiens semi-directifs avec des chercheurs concernés par le sujet. « Les ruptures scientifiques ou technologiques naissent à l’interface des disciplines. Notre mission est de les identifier. » Joël Bertrand, directeur général délégué à la science 12 Une année avec le CNRS 2012
RA2012
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