Le séquençage du génome du papillon Heliconius bouleverse les théories sur le mimétisme Grâce au séquençage du génome du papillon tropical Heliconius melpomene, des entomologistes ont remis en cause une théorie sur le mimétisme. Si certaines espèces toxiques du genre Heliconius montrent une apparence semblable leur permettant de mieux se protéger des prédateurs, ce n’est pas seulement par convergence progressive. Elles peuvent aussi directement échanger, entre espèces voisines, les gènes déterminant la ressemblance. Les accouplements hybrides entre espèces peuvent ainsi favoriser l’adaptation. Nature mai 2012 online Les motifs colorés des ailes du papillon Heliconius melpomene sont utilisés comme signaux de leur toxicité, et leur permettent d’être évités par les prédateurs avertis. L’humanité souffre-t-elle de la perte de biodiversité ? -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Un peu à la manière du GIEC1 pour le climat, un groupe de dix-sept spécialistes s’est réuni pour dresser un bilan et dégager les points de consensus scientifique sur les effets sur l’Homme de la perte de biodiversité observée aujourd’hui. Pour cela, plus de 2 000 publications scientifiques ont été analysées. Parmi les points qui font l’unanimité, l’idée que la perte de biodiversité affecte négativement le fonctionnement et la stabilité des écosystèmes. La réduction du nombre d’espèces diminue la productivité des cultures et des forêts et la stabilité de la production des pêcheries, même si d’autres services écologiques, comme la pollinisation ou la purification de l’eau dans les zones humides, ne sont pas aussi clairement affectés. Si ces travaux invitent à explorer de nouvelles pistes de recherche, les données récentes suggèrent que l’impact de la perte de biodiversité est comparable à celui d’autres changements globaux comme le réchauffement climatique ou l’excès d’azote déversé par l’agriculture. Une aide aux décideurs dans le choix de politiques appropriées pour freiner cette alarmante perte de biodiversité. 2012 Une année avec le CNRS 15 Comment les plantes prennent-elles racine ? Une équipe internationale a décrit l’un des mécanismes permettant aux racines des plantes de se ramifier et d’explorer de nouveaux endroits du sol, à la recherche d’eau et de nutriments. Lorsqu’une racine secondaire se forme dans les couches profondes de la racine primaire, ses cellules se chargent en eau grâce à des protéines appelées aquaporines, contrôlées par une hormone végétale, l’auxine. La racine secondaire devient ainsi assez vigoureuse pour repousser mécaniquement les cellules de la racine primaire, émerger et atteindre le sol. Nature Cell Biology septembre 2012 online Des poissons à la chasse au pigeon Les silures glanes sont très audacieux ! Ces grands poissons, implantés récemment dans le Tarn, ne craignent pas de sortir plus de la moitié de leur corps de l’eau afin de chasser les pigeons posés sur la rive. Des analyses effectuées sur ces silures ont montré que le pigeon est devenu un élément prépondérant de leur régime alimentaire. Même si les raisons de ce comportement de prédation inédit restent inconnues, l’étude montre une adaptation remarquable du silure à son nouvel environnement. PLOS ONE décembre 2012 online 1 Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Nature juin 2012 online Étapes précoces d’une ramification de racine. En vert, un massif de petites cellules donnant naissance à une racine secondaire et, en rose, le territoire d’expression de l’une des aquaporines étudiées.
RA2012
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