Au plus profond de la cellule Explorant les mécanismes à l’oeuvre dans la cellule, cette « brique de base » du vivant, les chercheurs révèlent des mécanismes inédits, des plus infimes détails de la communication neuronale aux « recombinaisons suicides » des cellules immunitaires. L’information génétique contenue dans l’ARN messager (en jaune) est décodée au niveau du ribosome (en gris et violet). 18 Une année avec le CNRS 2012 Les cellules souches ont une vie après la mort C’est une première : des chercheurs ont montré, chez l’homme et la souris, la faculté qu’ont les cellules souches présentes dans les muscles et la moelle osseuse d’entrer dans une phase de « sommeil » qui dure plusieurs jours après la mort de l’individu. Cette capacité à réduire leur activité métabolique leur permet de préserver leur potentiel de division cellulaire et de le réactiver dès que les conditions du milieu redeviennent favorables. Une découverte qui permettrait notamment de pallier le manque de cellules disponibles pour la thérapie cellulaire. Nature Communications juin 2012 Quand les gènes des anticorps se suicident --------------------------------------------------------------------------------------- Les cellules immunitaires ont la faculté unique de remanier et découper leurs chromosomes. C’est grâce à cette faculté que les lymphocytes B peuvent produire des anticorps d’une grande diversité. Une équipe française a mis en évidence un type de découpage chromosomique jusqu’ici inconnu : les chercheurs ont montré que ces cellules B de l’immunité pouvaient découper l’intégralité des gènes des anticorps et les éliminer. Comme elles ne peuvent vivre sans exprimer ces gènes, il s’agit en réalité d’une « recombinaison suicide », fatale pour les cellules qui l’exécutent. L’enjeu de cette découverte est de comprendre comment ces recombinaisons suicides pourraient favoriser la survie de cellules protectrices et éliminer les cellules inutiles ou agressives pour notre corps (telles celles responsables d’allergies, de maladies auto-immunes ou de cancers…). En maîtrisant le phénomène, on pourrait également induire à dessein le « suicide » de cellules tumorales ou à l’origine de troubles de l’immunité. Science avril 2012 online Synthèse des protéines : comment le ribosome choisit les bons acides aminés Lors de la synthèse protéique, la traduction de l’information génétique en protéines est effectuée par des structures cellulaires complexes, les ribosomes, qui sélectionnent les ARN de transfert (ARNt) portant les acides aminés en adéquation. Grâce à des données structurales, des chercheurs français viennent de démontrer que le ribosome impose aux ARNt des contraintes géométriques strictes qui lui permettent de « faire le tri » entre bons et mauvais ARNt et garantissent la fidélité du décodage. Nature mars 2012 online
RA2012
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