Les prouesses du cerveau La science démêle peu à peu l’écheveau de la complexité cérébrale. Dispositions des babouins à l’apprentissage de l’orthographe et des abeilles à l’abstraction, comportement du cerveau d’un patient dans le coma comptent parmi ces nouvelles découvertes. Un robot contrôlé par un cerveau humain Demander à un robot humanoïde d’effectuer diverses tâches par la pensée : c’est le défi relevé par une équipe internationale. Coiffé d’un simple casque électroencéphalographique, un être humain a dirigé un robot afin qu’il saisisse une canette, la déplace dans la pièce avant de la poser à une place choisie par l’homme. En l’absence de toute intervention manuelle, les ordres étaient transmis au robot par des signaux neuronaux qui oscillent à la même fréquence qu’un stimulus visuel clignotant. À terme, ces travaux pourraient contribuer à améliorer le quotidien des personnes tétraplégiques. 21st IEEE International Symposium on Robot and Human Interactive Communication (RO-MAN), du 9 au 13 septembre 2012, Paris, France 22 Une année avec le CNRS 2012 Un cerveau dans le coma modifie ses branchements En associant l’IRM fonctionnelle à des méthodes robustes de traitement statistique du signal, une équipe internationale a montré que le cerveau de patients non traumatisés dans le coma subissait une profonde réorganisation. Si la connectivité cérébrale globale est conservée, l’analyse au niveau local montre en revanche une différence très nette avec des personnes en bonne santé. Ainsi, des régions cérébrales faiblement connectées chez le sujet sain apparaissent fortement connectées chez les patients dans le coma et inversement. Ces résultats pourraient aider les médecins confrontés à un cas de coma à établir leur diagnostic. Proceedings of the National Academy of Sciences novembre 2012 online Des insectes capables d’abstraction Les humains et certains grands singes n’ont pas le monopole de la conceptualisation. Des travaux menés chez les abeilles montrent que ces insectes peuvent eux aussi manipuler des concepts. Les chercheurs à l’origine de cette étude ont constaté que l’abeille confrontée à une situation nouvelle peut utiliser simultanément deux concepts différents de type « audessus de » ou « différent de » pour prendre une décision. Ces résultats inattendus et novateurs prouvent que des analyses cognitives sophistiquées sont possibles en l’absence de langage et malgré une architecture neurale miniaturisée. Proceedings of the National Academy of Sciences avril 2012 online L’orthographe n’est pas le propre de l’homme La lecture a toujours été étudiée en tant qu’objet linguistique intimement lié à la parole. Or une étude menée chez les babouins montre que des connaissances orthographiques élémentaires peuvent être acquises sans connaissances linguistiques préalables. Placés face à un écran tactile, sur lequel défilaient des séquences de quatre lettres, les singes ont appris à distinguer de véritables mots anglais comme BANK de pseudo-mots tels que TELK. Ces résultats suggèrent que les premières étapes de la lecture chez l’homme sont conditionnées par une expertise en reconnaissance d’objets visuels que nous partageons avec les primates. Science avril 2012 Grâce à un simple casque électro-encéphalographique, un homme a pu diriger un robot humanoïde et lui faire accomplir une tâche.
RA2012
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