2012 Une année avec le CNRS 23 Portraits Patrick Couvreur, le pionnier des nanomédicaments Auteur de 450 publications de recherche et déposant de plus de 50 brevets, le pharmacien Patrick Couvreur, 63 ans, est colauréat de la médaille de l’innovation du CNRS 2012. Professeur à l’Institut Galien Paris-Sud (CNRS/Université Paris-Sud), à Châtenay-Malabry, il a été titulaire en 2009-2010 de la chaire d’innovation technologique Liliane Bettencourt du Collège de France. Ce spécialiste des nanotechnologies médicales a débuté sa carrière par des recherches sur les comprimés avant de se lancer dans la fabrication de nanocapsules capables d’acheminer les médicaments directement dans les cellules malades. En 1997, il a montré que ces nanoparticules pouvaient contourner les mécanismes de résistance, telle une accoutumance au traitement, qui apparaissent généralement dans les tumeurs. Cette découverte, brevetée, l’a conduit à participer à la fondation de la société BioAlliance. Cotée en bourse depuis 2005, l’entreprise vient d’entamer la dernière phase d’essais cliniques d’un nanomédicament contre un cancer du foie. La dernière trouvaille de Patrick Couvreur est un nouveau vecteur, le squalène, un lipide naturel et biocompatible auquel on accroche les médicaments par une liaison chimique. Ce procédé pourrait devenir un moyen générique d’administrer toutes sortes de traitements, comme des antibiotiques ou des anticancéreux. Le chercheur a créé en 2007 une nouvelle entreprise, Medsqual, pour le développer. José-Alain Sahel, le virtuose de la vision Chercheur et médecin tout autant que créateur d’entreprises, José-Alain Sahel, 57 ans, est colauréat de la médaille de l’innovation du CNRS 2012. Cet ophtalmologiste est le fondateur et directeur de l’Institut de la vision (CNRS/UPMC/Inserm/CHNO des Quinze-Vingts), créé en 2008, à Paris. Ses travaux sur les mécanismes de survie des cellules de la rétine l’ont conduit à avancer de nouvelles solutions thérapeutiques pour plusieurs causes de cécité. Avec ses équipes, il a mené les premiers essais de rétine artificielle sur l’homme en Europe et identifié une protéine qui permet de préserver la vision centrale. Ils explorent actuellement une nouvelle discipline, l’optogénétique, qui vise à introduire dans la rétine un gène issu d’une algue qui stimule la production d’une protéine sensible à la lumière. Coauteur de 22 brevets et de plus de 250 publications, José-Alain Sahel n’hésite pas à créer des start-up pour améliorer l’efficacité du long processus qui sépare l’observation clinique de la mise au point du traitement. Il a ainsi cofondé la société Fovea Pharmaceuticals, devenue depuis la division ophtalmologique du groupe Sanofi. Il est également associé à la création d’Ophtimalia, qui fabrique des lentilles pour surveiller le glaucome, et de Streetlab, qui conçoit des outils pour l’autonomie des déficients visuels. Infatigable, le chercheur vient de cofonder deux nouvelles start-up : l’une dédiée à la thérapie génique, GenSight, et l’autre, Pixium Vision, à la vision artificielle. Médaille de l’innovation Patrick Couvreur Médaille de l’innovation José-Alain Sahel
RA2012
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