Simulation de la production d’un boson de Higgs dans le détecteur Atlas du LHC. 2012 Une année avec le CNRS 41 Un noyau magique… de transition Des physiciens sont parvenus à observer, au Grand accélérateur national d’ions lourds (Ganil), des noyaux d’atomes de silicium 34 dans un état excité très particulier. Sphériques dans leur état fondamental, ils deviennent alors très déformés. Le silicium 34 offre ainsi un cas limite entre les noyaux dits magiques (dont le nombre spécifique de neutrons leur confère sphéricité et stabilité) et ceux dont le nombre de neutrons devrait a priori leur conférer un caractère magique, mais qui sont finalement plus instables et déformés, quel que soit leur état, car ils présentent un excès de neutrons par rapport à leur nombre de protons. Physical Review Letters août 2012 online Observation d’une particule compatible avec le boson de Higgs --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Le 4 juillet 2012, les physiciens de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, le Cern, près de Genève, ont annoncé avoir découvert une particule compatible avec le boson de Higgs dans la région de masse au voisinage de 125-126 GeV. Prédit conjointement en 1964 par Peter Higgs, Robert Brout et François Englert, le boson de Higgs est la seule pièce encore manquante du modèle standard, l’actuelle théorie des particules élémentaires. Mais une particule importante entre toutes car à l’origine, selon cette théorie, de la masse de toutes les particules qui en possèdent une. De quoi justifier la construction, pour la débusquer, du plus puissant accélérateur de particules jamais conçu : le Large Hadron Collider (LHC). Les expérimentateurs du Cern ont analysé la montagne de données accumulées par le LHC jusqu’en décembre 2012, afin de préciser les propriétés de la nouvelle venue. Conclusion : les résultats préliminaires portant sur l’ensemble des données 2012, obtenus par les expériences Atlas et CMS du LHC qui ont mis la nouvelle particule en évidence, semblent bien confirmer que l’on a affaire à un boson de Higgs, même si on est encore loin de savoir de quelle sorte de boson de Higgs il s’agit. De fait, les spécialistes doivent désormais déterminer si ce boson de Higgs est unique comme prévu par le modèle standard. Ou bien s’il est le premier d’une série avec des propriétés exotiques qui pourraient leur entrouvrir les portes d’une physique totalement nouvelle. L’aventure ne fait que commencer ! Physics Letters B septembre 2012 Du paladium-110 pour déterminer la nature du neutrino ? La collaboration Isoltrap, au Cern, est parvenue à déterminer très précisément l’énergie qui serait associée à la désintégration dite double bêta du paladium-110 en cadmium-110 sans émission de neutrino. Si elle était observée, cette désintégration prouverait que le neutrino, contrairement aux autres particules de matière, est sa propre antiparticule. La durée de vie du paladium-110 est plus courte que celle d’autres isotopes utilisés pour étudier la désintégration double bêta. Ce résultat ouvre donc une nouvelle piste pour explorer plus efficacement l’intimité des neutrinos. Physical Review Letters février 2012 Collision de deux protons enregistrée par le détecteur CMS du Large Hadron Collider (LHC), dans laquelle un boson de Higgs pourrait avoir été produit.
RA2012
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