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49 Installation du prototype de puits sismique envisagé pour accueillir les équipements d’une partie des futures stations sismologiques de l’antenne large bande permanente de RESIF. Une très grande infrastructure de recherche pour sonder la Terre Dédié à l’étude de la Terre interne, le Réseau sismologique et géodésique français (RESIF) se met en place. Réunissant 750 instruments sismologiques et géodésiques déployés dans toute la France (et 150 de plus d’ici 2020), il permettra d’obtenir les données les plus fines sur la déformation du sous-sol. Cette Très grande infrastructure de recherche, pressentie comme une contribution française majeure au projet d’infrastructure européenne EPOS (European Plate Observing System), permettra notamment, au-delà de la recherche fondamentale, de mieux comprendre les risques liés aux mouvements du sol, en particulier aux séismes, et de mieux gérer les ressources naturelles. Quand le champ magnétique bascule Du nouveau dans la compréhension des inversions du champ magnétique terrestre. En intégrant sur une même ligne de temps dix séquences de coulées volcaniques superposées ayant enregistré la direction de ce champ, des chercheurs ont construit un modèle en trois phases : un précurseur, le basculement lui-même du nord au sud ou inversement, puis un rebond. Le basculement serait très rapide puisqu’il ne durerait qu’un millier d’années. Ce modèle remet en questions bien des idées sur les processus en jeu lors de ces inversions. Nature octobre 2012 Le bruit sismique devient signal -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Pour la première fois, des sismologues grenoblois sont parvenus à utiliser le bruit sismique généré par la houle pour ausculter la Terre en profondeur. Depuis longtemps, les chercheurs utilisent les ondes sismiques pour établir la structure, la température et la composition de l’intérieur de notre planète. Mais pour réaliser ces analyses, il fallait attendre qu’un séisme survienne. Une méthode plus récente, utilisant les ondes de surface générées par la houle (bruit sismique), permettait de s’affranchir de cette limitation, mais seules les couches superficielles de la Terre étaient accessibles. Les chercheurs ont utilisé pour la première fois les ondes de volume du bruit sismique, qui pénètrent plus en profondeur, pour localiser les limites de la zone de transition séparant manteau supérieur et manteau inférieur, située entre 410 et 660 kilomètres de profondeur. Ceci, à l’aide d’un réseau de 42 stations sismologiques déployées en Finlande. Avantage de la méthode : elle peut être mise en oeuvre à tout moment, indépendamment de tout séisme. 2012 Une année avec le CNRS Science novembre 2012 À gauche : répartition actuelle des stations sismologiques du réseau large bande permanent. À droite : géométrie prévue de la future antenne large bande permanente de RESIF. Stations classe A Stations classe B operationnelles prévues prévues


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