Image en infrarouge du gaz froid (en bleu) accumulé autour d’une étoile massive (masquée au centre de l’image) âgée de quelques millions d’années. La généalogie du Soleil enfin établie Comme le montrent les inclusions météoritiques, l’aluminium 26 était présent dans notre système solaire primitif, sans que l’on puisse expliquer avec certitude pourquoi. En combinant observations astronomiques d’étoiles jeunes et calculs mathématiques, des chercheurs ont élucidé l’origine de cet isotope radioactif de l’aluminium. Celui-ci provient du vent d’une étoile massive née quelques millions d’années avant notre Soleil. Accumulant à sa périphérie de gigantesques quantités de gaz d’hydrogène, l’astre ancestral a ainsi généré des milliers de nouvelles étoiles parmi lesquelles figure notre Soleil. 51 L’expansion de l’Univers à la loupe ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- En parvenant à mesurer l’expansion de l’Univers il y a cinq milliards d’années, puis il y a dix milliards d’années, les scientifiques du projet BOSS (Baryon Oscillations Spectroscopic Survey) ont pour la première fois mis en évidence la décélération de cette expansion qui précéda la phase d’expansion accélérée actuelle. La première étape de leur travail a consisté à analyser les 250 000 galaxies répertoriées par le télescope américain SDSS (Sloan Digital Sky Survey). Ils ont ainsi pu retracer, avec une précision inégalée, l’expansion de l’Univers au cours des six derniers milliards d’années. Pour poursuivre leurs investigations en amont de cette période, les chercheurs n’ont pu s’appuyer sur l’étude des galaxies dont la luminosité était trop faible. L’équipe de BOSS s’est donc focalisée sur l’analyse de 50 000 quasars, une catégorie d’astres à la fois lointains et extrêmement brillants, pour dresser la première carte en trois dimensions de l’Univers à une époque où son expansion ralentissait encore. http://arxiv.org/ de mars à juin 2012 online Changer la couleur des étoiles pour mieux les voir Une nouvelle méthode d’imagerie, capable d’étudier dans le visible des objets célestes émettant dans le domaine de l’infrarouge, a été mise au point dans le cadre d’une collaboration internationale. Après des tests probants en laboratoire, les chercheurs ont prouvé l’efficacité du procédé en situation réelle. Via un petit télescope de l’observatoire du Mauna Kea, à Hawaii, ils ont réussi à convertir le rayonnement infrarouge de trois étoiles en un signal dans le visible. Cette innovation, destinée au départ à l’astronomie, pourrait être appliquée à de nombreux autres domaines. Monthly Notices of the Royal Astronomical Society octobre 2012 online Astronomy & Astrophysics août 2012 online 2012 Une année avec le CNRS Avec l’âge, les galaxies changent de « régime alimentaire » La croissance des galaxies « adolescentes », entre 3 et 5 milliards d’années après le Big Bang, a connu deux phases distinctes. C’est ce que révèlent de nouvelles observations de l’Univers lointain effectuées par une équipe internationale avec le Very Large Telescope de l’ESO (Observatoire européen austral), au Chili. L’étude montre que de lents flux de gaz ont tout d’abord contribué majoritairement à la formation des galaxies de l’Univers jeune. Les processus de fusion entre galaxies prirent ensuite le relais et permirent aux plus grandes d’entre elles de cannibaliser les plus petites. Astronomy & Astrophysics février 2012 online Avec son miroir de 28 mètres de diamètre, HESS-II, inauguré le 26 juillet 2012 en Namibie, est désormais le plus grand télescope gamma jamais construit. La caméra et son système électronique intégré représentent l’essentiel de la contribution française à cet instrument hors-norme, avec lequel les astronomes vont pouvoir caractériser des phénomènes parmi les plus violents de l’Univers. --------------------------------------------------- Un propulseur à plasma pour dépolluer l’espace Un propulseur innovant, de la taille d’un demi dé à coudre, a été imaginé par un physicien français. Son originalité repose sur un moteur à plasma dans lequel les traditionnelles bobines ont été remplacées par des aimants permanents. À la fois très performant et économe en énergie, ce propulseur sera installé sur un satellite miniature pour réaliser un test de désorbitation. Si la manoeuvre est concluante, ce micro-propulseur pourrait constituer une solution efficace au problème grandissant de la pollution spatiale. 3 rd International Conference on Space Propulsion mai 2012, Bordeaux
RA2012
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